Vacances apprenantes : quelles mesures en cas de handicap?

Vacances apprenantes : quelles mesures en cas de handicap?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, a annoncé le 6 juin 2020 le déblocage de 200 millions d’euros pour financer le dispositif « vacances apprenantes ». Alors qu’un enfant sur trois est privé de vacances, il doit permettre, dans un « contexte sanitaire complexe », à « un million » d’élèves de s’amuser tout en rattrapant le retard accumulé depuis le début du confinement. D’autres dispositifs visent également à proposer des « aides massives » aux familles à revenus modestes avec l’objectif d’un « tourisme solidaire, pour tous » (dossier complet ici).

23 mesures

23 mesures au total portent sur des aides d’urgence mais aussi des réformes plus profondes : écoles ouvertes buissonnières pour 400 000 enfants à la campagne, accueils de loisirs renforcés, chèque-vacances exceptionnel « été 2020 » pour 250 000 familles, location de chambres étudiantes ou encore accord national de tarifs préférentiels pour les séjours à la montagne, harmonisation des aides vacances des Caisses d’allocations familiales, simplification de la préparation des voyages scolaires par les enseignants, jumelage entre écoles européennes, réforme de l’agence des chèques vacances pour toucher davantage de Français… Parmi elles, plusieurs concernent les personnes en situation de handicap. Dans un tweet, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, promet, à son tour, des « vacances inclusives : des enfants prioritaires pour les colonies apprenantes, une Pch (prestation de compensation du handicap) plus facilement mobilisable et une meilleure formation des professionnels du tourisme ». En détail…

Colonies de vacances apprenantes

Des « colonies de vacances apprenantes » seront proposées à 250 000 enfants de 3 à 17 ans, avec des activités ludiques et pédagogiques qui leur permettront de renforcer savoirs et compétences dans la perspective de la rentrée prochaine. Ce dispositif s’adresse en priorité aux jeunes les plus exposés aux effets de la crise, dont ceux en situation de handicap, avec également « une attention particulière donnée aux mineurs accompagnés par la protection de l’enfance ». Une plateforme sera mise à disposition le 12 juin sur le site du ministère afin de référencer les offres.

PCH plus facilement mobilisable

Parce que, selon le ministère de l’Education nationale, « de trop nombreuses personnes en situation de handicap renoncent à partir en vacances avec leurs familles ou leurs proches du fait de surcoûts et de complexités engendrés par leur état de santé », il annonce que la Pch sera dorénavant plus facilement mobilisable pour financer des projets. Mais « les parents ne sont pas tous à la Pch, et la majorité ont l’Aeeh(allocation d’éducation de l’enfant handicapé) », rétorque Autisme66.  Par ailleurs, les personnes en situation de handicap pourront désormais avoir accès à des prises en charge et des soins en dehors de leur périmètre administratif, lorsqu’elles partent en vacances dans un autre département : les aides humaines ne s’interrompront pas mais seront assurées par des professionnels du territoire.

La marque Tourisme et handicaps mise en valeur

Ce plan entend également « rendre l’offre de tourisme plus inclusive ». Pour cela, selon le ministère, « il est nécessaire d’individualiser l’offre de tourisme adaptée pour les personnes en situation de handicap, et de communiquer plus largement sur la disponibilité dans chaque territoire » mais aussi de « former les professionnels des structures touristiques (ainsi que les animateurs des clubs enfants et des villages vacances) à l’accueil des personnes, et notamment des enfants ». A cet effet, la marque d’État Tourisme et handicaps sera mise en valeur auprès des établissements touristiques.

Un module handicap pour le BAFA

Une discussion sera par ailleurs engagée pour « créer une charte d’engagement des centres d’hébergement d’enfants » afin de « renforcer la confiance » et permettant l’inclusion de tous, notamment ceux en situation de handicap. Une autre mesure prévoit de « renforcer les formations de brevets d’aptitude aux fonctions d’animateur ou de directeur (BAFA et BAFD) » avec des modules optionnels sur la prise en charge des jeunes à besoins éducatifs particuliers (médicaux, handicap, difficultés sociales, …)

Réactions septiques

Début mai, en plein confinement, Emmanuel Macron a appelé à « réinventer » un « été différent » mais certains parents et associations postent des réponses septiques, notamment sur Twitter… « Pas de collège inclusif en raison du protocole sanitaire mais des vacances inclusives, je suis partagée entre rire ou pleurer », écrit une maman. « Vous savez très bien que, lorsque les troubles sont importants, les colonies refusent les enfants autistes ! », ajoute Autisme66. « Quand on fait un dossier plus de six mois à l’avance et qu’il n’est toujours pas traité, je ne vois pas comment faire un dossier de colonie accepté en deux mois », s’interroge Sabine.

N° national handicap : trouver de l'aide durant la crise

N° national handicap : trouver de l’aide durant la crise

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Un tout nouveau numéro vert : le 0 800 360 360. Officiellement lancé par Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, le 5 juin dernier à l’occasion d’un déplacement à Bordeaux, ce numéro unique national d’appui, gratuit, vise à apporter de l’aide aux personnes en situation de handicap et aux aidants en grande difficulté suite au confinement et encore aujourd’hui car, même si nous ne sommes plus « en phase aigüe de l’épidémie, la crise, elle, n’est pas terminée », affirme-t-elle. En phase de test, il sera opérationnel cette semaine dans 6 régions pilotes et 24 départements (liste à la fin de l’article), avec la mobilisation des Agences régionales de santé et des Conseils départementaux. Les autres régions ouvriront progressivement au cours du mois de juin.

Des communautés 360

Les appels seront pris en charge par une équipe de proximité, les « communautés 360 », composées des acteurs locaux impliqués dans l’accompagnement des personnes handicapées (associations gestionnaires d’établissements et services pour personnes handicapées mais aussi les associations de personnes, l’hôpital, le médecin de ville, les réseaux de solidarité…), réunis autour de la Maison départementale des personnes handicapées. Objectif ? Trouver une solution d’accompagnement, qu’elle soit temporaire ou définitive.

Une plateforme d’écoutants nationaux sera également mise en place le 8 juin, agissant comme « filet de sécurité » pour les appels ne pouvant pas être pris par les équipes territoriales. L’objectif est d’assurer en toute circonstance écoute et relais aux appelants. Le suivi de ces initiatives sera organisé, en lien avec le Conseil national consultatif des personnes handicapées et notamment les associations de personnes, dans la perspective d’élargir le champ d’intervention des communautés au-delà du contexte de crise, comme promis par le Président de la République. « Il s’agit d’impulser une nouvelle façon de coopérer, pour mieux accompagner », explique le secrétariat d’Etat au Handicap.

Prévue pour 2021

« Les professions du médico-social ont répondu présent pendant la crise à domicile, mais pour autant il faut travailler différemment » et « amplifier cette coopération », a-t-il souligné. « Pour trouver des solutions de répit, accompagner les aidants, réaccompagner dans l’accès au soin », cette plateforme, présentée comme « une porte d’entrée unique », renverra vers des équipes territoriales d’écoutants. Prévue pour être lancée en 2021, elle a de fait été adaptée au contexte. « Aujourd’hui, les familles au bout de deux mois et demi de confinement sont pour beaucoup épuisées » et ont « besoin de soutien » à l’heure d’une reprise des écoles et établissements médico-sociaux « très progressive » » a relevé Mme Cluzel. « Ce que la crise nous a enseigné, c’est l’isolement des familles, c’est que parfois il n’y a pas de réponses adaptées (ou pas encore) de services d’accompagnement », a détaillé la secrétaire d’Etat. Selon elle, la crise a révélé les difficultés de personnes « à la maison, avec des besoins excessivement importants, notamment d’accès aux soins », rendu « complexes » et faisant aujourd’hui redouter des « pertes d’acquis ».

« Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la seule mise en place d’un numéro qui renvoie les familles vers les associations, a réagi l’Unapei, association de personnes avec un handicap mental. Elles ont, certes, besoin d’une écoute mais aussi de réponses concrètes et personnalisées et de moyens pour combler le manque d’accompagnement. »

Un café Joyeux à Bordeaux

La ministre a profité de ce voyage pour déjeuner au Café Joyeux, qui vient tout juste d’ouvrir ses portes à Bordeaux, rue Sainte-Colombe, dans lequel 14 jeunes porteurs de handicap assurent le service et la cuisine. En décembre 2017, Café Joyeux ouvrait son premier café-restaurant à Rennes. Deux ans plus tard, le 9 mars 2020, était inauguré celui des Champs-Élysées, fermé prématurément à cause du confinement.

* Nord, Aisne, Oise, Seine-Maritime, Eure, Orne, Calvados, Manche, Mayenne, Vienne, Corrèze, Charente-Maritime, Gironde, Lot-et-Garonne, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Alpes-Maritimes, Haute-Corse, Corse du sud et Martinique.

AAH, AEEH, AJPP : tout savoir sur les prestations des Caf,

AAH, AEEH, AJPP : tout savoir sur les prestations des Caf,

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Dans quelles conditions puis-je toucher l’Allocation adulte handicapé ? Comment savoir si l’on a droit aux allocations familiales ? Quelles sont les conditions pour recevoir la Prime d’activité ? Comment faire sa demande pour une aide au logement ?

Le guide 2020

En 32 pages, le Guide 2020 des prestations de la Caf (caisse d’allocations familiales) précise toutes les conditions, démarches et montants mis à jour pour faciliter l’accès aux droits de 13,4 millions d’allocataires en France. Trois allocations concernent plus particulièrement les personnes en situation de handicap : l’Allocation adulte handicapé (Aah), l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) dédiée aux moins de 20 ans (en détail ci-dessous) et l’Allocation journalière de présence parentale (Ajpp). Elles peuvent être couplées avec d’autres prestations (aide au logement, allocations familiales, prime d’activité…).

Tous les contacts utiles

Cliquez ici pour consultable en ligne, ce guide est conçu pour être facilement accessible depuis l’ordinateur, la tablette ou encore son smartphone, dans une version interactive : des liens renvoient vers les services en ligne ou les pages dédiées du site caf.fr. Cet outil détaille l’ensemble des modes de contacts existants : sur le site caf.fr, l’application mobile MonCompte, les actualités en ligne de sa Caf, l’accueil en rendez-vous ou par téléphone, les espaces numériques, ou encore sur le conseiller virtuel du site Caf.fr. Découpé par thématiques, ce guide permet de savoir, pour chaque situation de vie, les prestations auxquelles on peut prétendre, avec leurs derniers montants, les conditions et les démarches nécessaires. Une version pour les départements d’outre-Mer est également disponible.

Crise, des droits prorogés

En cette période bouleversée, des allocataires de prestations sociales redoutent de ne pas les percevoir. Le gouvernement a annoncé que les droits à l’Aah, l’Aeeh et la Pch (Prestation de compensation du handicap) qui arrivent à échéance entre le 12 mars et le 31 juillet 2020 seront automatiquement prorogés de six mois, avec le maintien du versement de ces aides. Il n’y aura pas non plus de rupture de droits pour les enfants bénéficiaires de l’Aeeh qui ont 20 ans durant l’état d’urgence. En cas de retard de décision de la Cdaph (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), ceux qui peuvent y prétendre basculeront vers l’Aah quand leur dossier sera traité. Le gouvernement a par ailleurs annoncé le versement, dès le 15 mai, d’une « aide d’urgence » pour les familles les plus modestes ; les allocataires de l’Aah répondant à certains critères sont concernés.

Focus sur l’AAH

L’Allocation adulte handicapé est conçue pour les personnes handicapées à partir de 20 ans (16 ans sous certaines conditions) et dont le taux d’incapacité est d’au moins 50. Si vous n’avez pas déclaré de revenus en 2018, vous recevrez le montant maximal de l’Aah qui est, au 1er avril 2020, de 902,70 € par mois.

Focus sur l’Aeeh

L’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé est réservée aux parents d’un enfant dont le taux d’incapacité est d’au moins 80 %. S’il est compris entre 50 % et 79 %, elle peut être versée si l’enfant bénéficie de soins à domicile ou d’un service d’éducation spéciale, ou encore s’il fréquente un établissement d’éducation spécialisée. L’Aeeh de base s’élève à 132,61 € par mois. Ce montant peut être augmenté d’un complément de 99,46 à 1 125,29 €, selon : la réduction ou la cessation d’activité professionnelle des parents, l’embauche d’une tierce personne rémunérée et le montant des dépenses liées au handicap de l’enfant. Le parent qui assume seul(e) la charge de son enfant handicapé et qui bénéficie d’un complément d’Aeeh au titre du recours à une tierce personne, peut également bénéficier d’une majoration spécifique pour parent isolé.

Focus sur l’Ajpp

D’un montant de 43,83 € par jour pour un couple et de 52,08 € pour une personne seule, l’Allocation journalière de présence parentale est conçue pour le parent qui cesse de travailler afin de s’occuper d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie ou d’un handicap grave. Elle peut également être accordée si l’enfant a été victime d’un accident grave nécessitant la présence d’une personne à ses côtés. Elle est accordée sur certificat médical. Si, en plus, la famille supporte des dépenses liées à l’état de santé de son enfant, un complément de 112,12 euros par mois peut être versé, sous certaines conditions. Le nombre de jours indemnisés est limité à 22 jours par mois et à 310 jours pour une période maximum de trois ans.

Handicap : des sorties autorisées à plus de 100 km

Handicap : des sorties autorisées à plus de 100 km

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Le 1er avril 2020, Emmanuel Macron annonçait l’aménagement des règles de confinement pour certaines personnes handicapées, en les autorisant à sortir « un peu plus souvent » dans des lieux «porteurs de repères rassurants », permettant d’élargie le rayon d’un kilomètre imposé à la population.

En phase de déconfinement

Quelques semaines plus tard, alors que la phase de déconfinement est en cours depuis le 11 mai, c’est une nouvelle dérogation qui leur est accordée… Si les Français n’ont pas le droit de s’éloigner de plus de 100 km à vol d’oiseau de leur domicile sans motif valable (professionnel, pour raison de santé…), le secrétariat d’Etat au Handicap annonce le 15 mai que cette limite est levée, sous réserve de remplir la déclaration de déplacement dérogatoire et de cocher la mention correspondante. 

Il s’agit du cas n°4 : « Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables, pour le répit et l’accompagnement des personnes handicapées et pour la garde d’enfants ». Cette dérogation concerne « tous les handicaps », assure le secrétariat d’Etat, sur présentation de la carte d’invalidité. « Cela va permettre de soulager les aidants et de faciliter par exemple la reprise des soins ou des consultations nécessaires qui sont situés loin de chez les personnes concernées », explique le cabinet de Sophie Cluzel. Les parents dont les proches sont en Belgique pourront également leur rendre visite.

Parcs et jardins accessibles

Pour les personnes qui vivent en zone rouge, les promenades en forêt, au bord des cours d’eau et dans les parcs peuvent être autorisées pour les personnes handicapées et leurs accompagnants dans les zones rouges, même si ces espaces sont fermés au grand public. En effet, au niveau local, les maires, en accord avec les préfets, sont invités à distinguer, au cas par cas, les espaces qui sont accessibles aux personnes handicapées mais qui restent interdits au grand public (ex. : l’arrêté pris par le préfet de la Haute-Garonne ou la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) qui ouvre un parc trois fois par semaine pour les jeunes handicapés et leurs parents). Dans tous les cas, tout document justifiant le handicap doit être présenté. Ces promenades se feront dans le strict respect des gestes barrière qui restent obligatoires pour la santé de tous et le port du masque pour les personnes les plus à risque.

Dérogation sur les masques

Une dérogation au port du masque est néanmoins prévue, dans les cas où celui-ci est obligatoire, comme par exemple dans les transports, pour les personnes « dont le handicap le rend difficilement supportable ». Elles devront néanmoins se munir d’un certificat médical justifiant de cette impossibilité. La personne handicapée sera également tenue de prendre toutes les précautions sanitaires possibles (port si possible d’une visière, respect des distances physiques).

D’autres mesures…

Visites en établissements, retour à l’école, répit des proches, simplifications administratives… Quatre jours après le début du déconfinement, d’autres dispositions spécifiques sont annoncées par le gouvernement (article complet en lien ci-dessous), avec, selon lui « comme priorité de répondre de la manière la plus adaptée et la plus complète possible aux besoins d’accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs proches aidants » mais aussi « d’éviter l’épuisement comme les pertes de chance ». 150 millions d’euros seront mobilisés et délégués aux Agences régionales de santé (ARS) pour « personnaliser au plus près les solutions d’accompagnement et de répit ».

2020 : covid, une année sans salon du handicap ?

2020 : covid, une année sans salon du handicap ?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Traditionnellement, les foires et salons sont l’occasion de rassembler le public et les acteurs économiques d’un secteur d’activité. Celui du handicap n’échappe pas à la règle même si certaines spécificités méritent d’être notées. Mais, dans ce contexte inédit de crise sanitaire, tous ont été déprogrammés ou repoussés.

Une économie à l’arrêt

L’économie des aides techniques du secteur du handicap repose essentiellement sur de nombreuses PME (petites et moyennes entreprises) qui, à l’instar de leurs semblables partout en France, rencontrent des difficultés de plus en plus prégnantes. Les modes de diffusions et de ventes, hormis celui du digital, passent par l’accueil en magasin, le rendez-vous dans les structures médico-sociales pour des démonstrations, les visites chez les particuliers avec les ergothérapeutes et les salons. Or les quatre  sont à l’arrêt. Les magasins sont fermés ou en activité réduite, les visites dans les centres interdites ou au compte-gouttes, celles chez les particuliers annulées. Quant aux salons, l’effet est dévastateur car, par définition, un salon est saisonnier, et l’annuler revient à le reporter de plusieurs mois. C’est la décision prise par le groupe Les Echos avec son événement Inclusiv’day qui devait se tenir le 16 juin 2020 et le sera en 2021.

Et pour les salons Autonomic ?

Concernant les salons Autonomic, celui de Paris vient d’être repoussé au 13,14 et 15 avril 2021. C’est la conséquence du Covid-19, de l’arrêt de nombreuses entreprises et du souhait de l’Union des fabricants des aides techniques (UFAT) d’annuler la participation de ses adhérents. La décision semble sage. Pour la société organisatrice, Adès, c’est un coup dur. Même si cette entreprise ne publie aucun bilan, de source autorisée, son dernier chiffre d’affaires connu, en 2018, s’élève à 2 220 096 d’euros, ce qui la classe aussi parmi les PME. Heureusement, Adès a toujours eu des marges positives malgré sa discrétion sur ses performances. Gageons qu’elle saura rebondir même si le rachat d’un tiers des parts en 2019 détenues par l’actionnaire fondateur, l’association Actif-Handitec (anciennement Handitec), pourrait fragiliser son actionnariat.

Des usagers pénalisés

Mais les principales conséquences sont envers celles et ceux qui sont en phase de changement ou de renouvellement de leurs aides techniques. Ces clients sont privés d’espace pour tester et comparer ce matériel qui contribue à une meilleure autonomie. Le secteur est ébranlé par l’effet domino ; les fabricants ne livrent plus, les prestataires ont un genou à terre, les salons baissent le rideau mais, en bout de chaîne, ce sont les personnes handicapées qui voient leur vie quotidienne un peu plus altérée. Une autre conséquence du Covid 19 dont on parle bien peu !

Handieasy continue a livrer ses clients pendant cette période et espère vous voire prochainement à un salon, les présentations dans les centres en région parisienne sont suspendus, mais des présentations en vidéos peuvent être possibles, pour tout renseignement merci de me contacter à contact@handieasy.com ou au 06 16 03 36 46.

Confinement : des courses simplifiées en cas de handicap

Confinement : des courses simplifiées en cas de handicap

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Un numéro vert destiné aux personnes handicapées pour passer commande par téléphone et se faire livrer ses courses, c’est l’initiative mise en place par plusieurs enseignes pour leur permettre d’échapper à la saturation des demandes en ligne.

Quelle option pour faire ses courses en cas de handicap ? Début avril 2020, les associations APF France handicap et Familles rurales alertaient la Fédération du commerce et de la distribution sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap pour accéder aux drives et autres commandes en ligne pour faire leurs achats de première nécessité. « Impossible de finaliser mes achats, faute de créneaux disponibles », témoignaient nombre d’entre elles. Pour changer la donne, plusieurs enseignes ont mis en place leur propre numéro vert, également destiné aux soignants et aux femmes enceintes, permettant de passer commande par téléphone et d’obtenir la livraison sans frais. Leitmotiv : ne pas exclure les « plus vulnérables » des besoins élémentaires.

Vers une généralisation ?

Concrètement, le magasin contacté par téléphone prépare la commande puis détermine, avec son interlocuteur, le moment de la livraison ou du retrait. Intéressés ? Rendez-vous sur le site Internet de chaque enseigne pour prendre connaissance du numéro dédié. Les deux associations appellent à la généralisation du dispositif et demandent aux enseignes « de revoir, à court terme, leurs systèmes d’information pour mieux identifier, prioriser et garantir un accueil adapté aux personnes en situation de handicap ». En attendant, elles invitent « toutes les personnes éligibles à exercer leurs droits et à revenir vers elles si les engagements de la profession ne se vérifiaient pas dans les faits », assurant rester « attentives » aux difficultés qu’elles rencontrent.

Prime de 100 € et plus pour certains titulaires de l'AAH

Prime de 100 € et plus pour certains titulaires de l’AAH

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Promis depuis quelques jours, Edouard Philippe a annoncé le 15 avril 2020, à l’issue du Conseil des ministres, le versement de primes solidaires pour les « familles » les plus fragilisées par le confinement lié à la crise du covid-19.

Des dépenses plus importantes

D’une part certains ménages font face à des dépenses plus importantes du fait du confinement ou à des difficultés à subvenir à leurs besoins les plus essentiels. L’absence de cantine quasi-gratuite fait, par exemple, supporter à de nombreuses familles une charge financière supplémentaire pour faire déjeuner leurs enfants, alors que le recours à l’aide alimentaire est parfois devenu difficile. D’autre part ces ménages ont pu voir leurs revenus diminuer du fait de la situation épidémique. Dans ce contexte, le gouvernement prévoit donc, pour les titulaires du RSA et de l’ASS (allocation de solidarité spécifique) une aide de 150 euros par ménage (personne seule ou en couple), plus 100 euros par enfant (soit 250 euros pour un foyer avec 1 enfant, 350 avec 2 enfants, etc…). Par ailleurs, les familles (parent seul ou en couple) qui ne sont pas éligibles à ces aides mais touchent des aides au logement (APL) bénéficieront d’une prime de 100 euros par enfant à charge (200 pour 2, 300 pour 3, etc…) ; les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) qui répondent à ces critères (avoir au moins un enfant et toucher l’APL) sont concernés.

Ces aides, qui s’ajoutent à celles versées toute au long de l’année, seront versées automatiquement, sans nécessité d’en faire la demande, en une seule fois, par la CAF (Caisse des allocations familiales), la MSA (Mutualité sociale agricole) ou Pôle emploi, à tous, le 15 mai. Au total, 4,1 millions de foyers sont concernés, selon le Premier ministre. Le coût total de cette mesure est évalué à 900 millions d’euros.

Réaction des associations

Même si elles saluent ce « geste qu’elles appelaient de leurs vœux », des associations de lutte contre la pauvreté réunies au sein du Collectif Alerte regrettent toutefois que « cette aide exceptionnelle, en focalisant sur les familles avec enfants et les allocataires du RSA, laisse de côté des catégories de personnes en situation de précarité tout aussi touchées par la crise sanitaire ». Et de mentionner les personnes âgées bénéficiaires de l’ASPA (minimum vieillesse), souvent les plus impactées par la hausse de la facture alimentaire, tout comme celles de l’AAH qui vivent seuls et sont souvent dans des situations d’isolement. Pour ces associations, « le montant annoncé est très insuffisant » ; elles réclament que cette aide soit étendue à l’ensemble des personnes précaires, qu’elle soit renouvelée tout au long de la crise pour soutenir tous ceux et celles qui vivent au bas de l’échelle des revenus et ne peuvent plus accéder à certaines aides (distribution alimentaire, soutien à la cantine).

Une prime pour les soignants

Une prime exceptionnelle de 1 500 euros sera également versée aux personnels des services de santé dans les départements les plus touchés par l’épidémie et à ceux des services ayant accueilli des patients Covid-19 dans les départements les moins touchés. 500 euros sont accordés à tous les autres personnels de santé. Ces primes ne concernent pas que le personnel soignant, mais tout le personnel des hôpitaux, agents administratifs inclus. Elles sont exemptes de charges et d’impôts. Pour la fonction publique hospitalière spécifiquement, le gouvernement a également annoncé une majoration des heures supplémentaires à hauteur de 50%.

Et le médico-social ?

Une prime est également à l’étude pour les professionnels du médico-social, et notamment des EHPAD, qui, selon le gouvernement « prennent en charge avec un dévouement et un courage admirable les populations parmi les plus vulnérables face à cette épidémie ». Il doit échanger dans les jours qui viennent avec les collectivités locales sur ce sujet. Les associations du champ du handicap ont interpellé Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, en ce sens. Le 14 avril, elle s’est voulue « rassurante sur le sujet » rapporte Jean-Louis Garcia, président de l’Apajh, après un entretien téléphonique avec la ministre.

Covid et handicap : Véran affirme l'accès aux soins

Covid et handicap : Véran affirme l’accès aux soins

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

« Le handicap ne doit pas être un critère de refus aux soins ». Olivier Véran s’est exprimé le 4 avril 2020, faisant un focus spécifique sur la situation des personnes handicapées avec, à ses côtés, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap (lien vers la liste des mesures ci-dessous). Le ministre de la Santé a souhaité évoquer le « sujet crucial de l’accès aux soins » et affirmé qu’une continuité serait assurée en prenant en compte les fragilités inhérentes à certains handicaps, citant, notamment, les personnes atteintes de maladie chronique et polyhandicapées. « C’est une évidence mais je l’affirme », a-t-il ajouté.

500 000 masques par jour

Une cellule de crise spécifique a été armée au sein de la Direction générale de la cellule de crise santé. « La déprogrammation de certaines activités de soin visant à libérer de la place dans les hôpitaux ne doit pas nous conduire à remettre en question cette continuité des soins ni entraîner des pertes de chance », poursuit le ministre ; il promet donc des mesures pour « assurer l’accès des personnes handicapées aux consultations médicales et actes paramédicaux (infirmiers, orthophonistes) qui ne peuvent pas être interrompus sans perturber gravement l’accompagnement ». Répondant également à la pénurie de masques dans le secteur, Olivier Véran assure que l’approvisionnement est en cours et que 500 000 masques chirurgicaux seront livrés chaque jour au médico-social, même si « des difficultés subsistent à certains endroits ». Il assure par ailleurs que le personnel qui travaille au sein d’établissements hébergeant des personnes handicapées figure sur la liste des personnes prioritaires à tester au moindre symptôme. 

En cas de contamination ?

Et en cas de contamination par le Covid-19 ? Tout d’abord, il entend simplifier les modalités d’accès de l’hospitalisation à domicile afin de permettre une intervention plus réactive et plus fréquente, en prévoyant notamment de déployer des solutions de télémédecine, téléexpertise, télésuivi… Dans les établissements, les conditions d’isolement, de confinement, de prise en charge, d’accompagnement ont déjà été établies et répondent à des normes extrêmement complexes et pointues de manière à préserver ce public, selon lui. Il veut néanmoins étendre l’accès aux équipes mobiles d’hygiène hospitalière pour de l’aide à la mise en place des mesures barrières, d’hygiène et de nettoyage. Lorsque les ressources internes sont insuffisantes, le recours aux professionnels de santé doit être « facilité par la mobilisation des professionnels de santé volontaires, des libéraux par exemple mais également la réserve sanitaire, les étudiants en santé et, le cas échéant, si les difficultés ne peuvent pas être résolues, par la réquisition des professionnels de santé. » Une cellule médico-sociale dédiée doit être mise en place par toutes les ARS (agences régionales de santé) qui sera l’« interlocuteur du grand âge et du handicap ».

Un tri éventuel ?

Le ministre a ensuite répondu aux inquiétudes qui se sont fait entendre sur la discrimination dont pourraient être victimes les personnes handicapées face à la saturation des services d’urgence, ne pouvant imaginer que « cette pratique existe » sur le terrain. « Le handicap ne doit pas être un critère de refus de soin, que l’on parle d’une hospitalisation simple ou d’une réanimation », a-t-il assuré. Selon lui, « la polémique n’est pas née d’une pratique qui aurait été observée mais d’une publication interne au sein d’une ARS modifiée par une société savante ». Il a demandé que « les choses soient clarifiées » et dit n’avoir « pas eu écho de situations de tri », un terme qui lui « paraît tellement éloigné des vocations de l’éthique, de la déontologie et de l’incroyable dévouement dont font preuve les professionnels de santé sur le territoire ». En tant que ministre de la Santé et neurologue hospitalier dans la vie civile, il a dit « pourfendre » ce principe « avec la plus grande fermeté ».

« Nous devons nous assurer que les centres 15 puissent remplir partout leur mission en prenant en compte les fragilités propres à certains handicaps », a ajouté le ministre. Pour cela, entre autres, des fiches réflexes élaborées avec les associations leur seront transmises dans les plus brefs délais. Olivier Véran ne « doute pas que le Samu saura réagir à toute situation avec la même détermination et la même mobilisation quel que soit le patient concerné ». A terme, il veut tendre vers un système dans lequel, dans chaque centre 15, un médecin régulateur sera également un spécialiste du handicap. C’est déjà le cas dans certains territoires et le ministre souhaite que « cela devienne désormais un standard ».

Si l’hospitalisation est nécessaire

Lorsque l’hospitalisation est nécessaire, les personnes en situation de handicap et notamment les personnes handicapées vieillissantes bénéficieront de la filière d’admission directe dans les services hospitaliers, associant une capacité hospitalière de court séjour appelée SSR (soins de suite et de réadaptation), les hôpitaux de proximité, les établissements privés, telle que prévue par la stratégie de prise en charge des personnes âgées. La présence d’un aidant professionnel ou familial auprès de la personne handicapée devra être envisagée à titre exceptionnel et dans des conditions très strictes de sécurité lorsque l’établissement de santé n’est pas en mesure d’apporter l’accompagnement nécessaire, même si Olivier Véran consent que « ce sera compliqué à mettre en œuvre ».

Les inquiétudes des associations

Il était temps ? Un vent a-t-il soufflé qui a incité le ministre à prendre la parole ? Le secteur médico-social du handicap ne risque-t-il pas d’être logé à la même enseigne que les Ehpad qui déplorent une terrible « hécatombe » ? Luc Gateau, président de l’Unapei, déclarait la veille de cette intervention que les personnes handicapées étaient les « oubliées de cette crise du Covid-19 ». De son côté, le Collectif handicaps, qui regroupe 48 associations, manifestait sa « forte inquiétude » à l’idée qu’elles puissent se voir, du fait de leur handicap, refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19 (article en lien ci-dessous). Face à un pic épidémique critique, le Collectif assure que « les associations reçoivent quotidiennement des alertes du Grand Est, de Bourgogne France-Comté, de l’Oise et d’Ile-de-France » sur le fait que certaines « ne seraient pas admises en soins intensifs ou en réanimation. » Le 2 avril, c’est au tour du Conseil de l’Europe de faire écho à cette menace : « Les personnes handicapées craignent de plus en plus de ne pas bénéficier d’une assistance médicale si leur pronostic vital était engagé, étant donné que les ressources encore disponibles s’amenuisent sous l’effet de la pandémie. Il incombe à tous les États membres de veiller à ce que ces craintes ne se réalisent pas. » 

Elles « doivent pouvoir bénéficier des mêmes soins que toute la population, répondait le 2 avril Sophie Cluzel dans un facebook live. Les symptômes cliniques doivent être considérés en fonction de l’état pulmonaire du patient et sa capacité à supporter 15 jours de réanimation. Donc, non, elles ne sont pas mises de côté, nous y travaillons ». Mais dans quelle mesure les plus fragiles ne risquent-ils pas d’être victimes de cette évaluation « proportionnée », les critères médicaux de vulnérabilité au Covid-19, au lieu de déboucher sur une attention et des soins renforcés, servant à l’inverse de critères d’exclusion des soins ?

Une éthique affirmée

Après cette conférence de presse, le Collectif handicaps salue dans un communiqué une « prise de parole particulièrement attendue » et la « prise en compte » de cette inquiétude par les ministres et se félicite de cette « éthique affirmée » tout en attendant « des moyens à confirmer sur le terrain ». Une autre question se pose : combien de personnes handicapées affectées par le Covid-19 dans les établissements médico-sociaux et combien de décès ? Si un décompte a été réalisé dans les Ehpad, les ARS n’ont « pas encore un protocole d’exploitation adapté et efficient » pour ce secteur », précise l’Unapei. Olivier Véran confirme lui aussi qu’il est en attente de données affinées. Enfin, le ministre assure que ces « actions ont vocation à être complétées, enrichies et ne sont pas gravées dans le marbre ». Le Collectif « veillera à l’application des mesures annoncées ». 

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