Aprium Express - Livraison de médicaments à domicile

Aprium Express – Livraison de médicaments à domicile

Des médicaments livrés chez soi en deux heures pour un euro ?

 C’est le nouveau pari de La Poste ! Depuis le mois de janvier, le groupe expérimente la livraison par coursier de médicaments sur ordonnance à domicile, en partenariat avec les officines du réseau Aprium Pharmacie à Paris, Levallois-Perret, Courbevoie, Clichy, Charenton le Pont, Montreuil, Lille, le Havre et Villeurbanne et  Toulouse. Objectif : “soulager les aidants familiaux”, affirme le Directeur des expérimentations santé du groupe

 La Poste Guillaume Bosc. Et pour le moment, les résultats sont positifs. “Rien qu’à Paris, déjà 200 livraisons ont été effectuées”, se réjouit-il.

 Le dispositif devrait donc être bientôt étendu aux 310 établissements du réseau Aprium Pharmacie répartis partout sur le territoire.

Si cette nouvelle offre s’adresse principalement aux personnes fragilisées, handicapées et/ou âgées, tout le monde peut choisir de se faire livrer ses médicaments. Il suffit de se connecter au site internet du réseau Aprium Pharmacie et de renseigner son adresse postale.

Le groupe affiche alors une liste des établissements à proximité. Le patient choisit ensuite son créneau de livraison et peut télécharger son ordonnance en ligne en toute sécurité puisque le service est hébergé par Docaposte, qui figure parmi les hébergeurs de données de santé certifiés et listés par l’Agence du numérique en santé. “Mais dans tous les cas, il faudra fournir au livreur l’ordonnance papier dans une enveloppe opaque car ce sont des données sensibles”, précise Guillaume Bosc à Capital. 

Le coursier passe en effet d’abord au domicile du patient pour récupérer les documents nécessaires (ordonnance, carte vitale et carte de mutuelle) pour les transmettre au pharmacien. Ce dernier veillera quant à lui à placer les médicaments dans un contenant également opaque pour que le coursier n’ait pas connaissance du contenu du traitement suivi par le patient. Le coursier n’est qu’un intermédiaire. Seuls le pharmacien et le patient ont accès à ces informations.

Macron préside la conférence nationale du handicap

Macron préside la conférence nationale du handicap

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Rendez-vous le mardi 11 février 2020 à l’Elysée à l’invitation d’Emmanuel Macron qui, à mi-mandat, présidera la Conférence nationale du handicap (CNH). Ce sera la 5ème depuis sa mise en place en 2005, la dernière datant en 2016.

Les 15 ans de la loi handicap de 2005

Elle sera « un acte fort », a promis la secrétaire d’Etat chargée du dossier, Sophie Cluzel, car il s’agira de faire « un point d’étape à mi-mandat » sur les avancées en matière de handicap et « de s’engager sur des mesures pour la fin du quinquennat ». Symboliquement, l’événement a été programmé exactement 15 ans après l’adoption d’une loi majeure pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Il s’agira notamment de tirer un « bilan » de cette loi, via des tables rondes thématiques. La conférence, que conclura le chef de l’Etat, devrait évoquer la scolarisation des enfants en situation de handicap – sujet auquel le président accorde « beaucoup d’importance », selon son entourage – mais aussi la manière de favoriser l’emploi et l’apprentissage, alors que 15 000 personnes handicapées, jeunes ou adultes, restent sans accompagnement.

Des associations impatientes

En amont de l’événement, les associations ont fait part de leur impatience. Le collectif Handicaps, qui regroupe 47 associations nationales de personnes en situation de handicap et leurs familles, « n’attend pas uniquement des déclarations de solidarité mais des preuves et des avancées », a-t-il souligné dans un communiqué. Quinze ans après la loi de 2005, les personnes handicapées « restent confrontées à des difficultés récurrentes d’accès aux droits et à des délais longs et hétérogènes selon les territoires », notamment en termes de scolarité, d’emploi ou de déplacements quotidiens, fait valoir le collectif. « Si des avancées ont été réalisées, telles que l’obtention de droits à vie, il reste maintenant à transformer les droits formels en droits réels », poursuivent les associations, qui attendent notamment une réévaluation des dispositifs de « compensation », c’est-à-dire les aides humaines, matérielles et financières visant à « améliorer les activités de la vie courante et de la vie sociale ». De son côté, la FNATH (association des accidentés de la vie) souhaite des annonces fortes du Président, notamment en matière d’emploi : concernant les seniors en situation de handicap, en cas de retraite anticipée et d’invalidité. Tous rappellent par ailleurs leur refus de voir l’AAH (allocation adulte handicapé) être intégrée dans le Revenu universel d’activité (RUA) comme le redoutent quatre associations qui ont décidé de quitter la concertation nationale.

Une consultation en ligne

La CNH devrait également aborder la question de l’accessibilité des démarches administratives en ligne -ce qui suppose notamment des portails web compatibles avec les logiciels de synthèse vocale, pour les aveugles et malvoyants. Cette accessibilité « demeure l’exception et non la norme », a déploré le Conseil national du numérique (CNNum), une instance consultative, dans un rapport remis le 6 février 2020 au gouvernement. La conférence sera par ailleurs l’occasion de présenter les résultats d’une consultation en ligne, menée entre mai et septembre 2019. L’opération a permis de récolter plus de 7 000 propositions afin que la société « garantisse une vraie place aux personnes handicapées ».

Un vent nouveau va-t-il souffler sur le CNCPH ?

Un vent nouveau va-t-il souffler sur le CNCPH ?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr}

 « Succès, crédibilité, amélioration, exemplarité, confiance, volonté de faire… » Le 22 janvier 2020, grand jour et nouvel élan pour le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) qui, pour cette mandature 2020-2023, promet du changement. Pour la première fois de son histoire, un président en situation de handicap est nommé ; il s’agit de Jérémie Boroy, accessoirement sourd de naissance, mais surtout militant de longue date, jeune (43 ans) et ultra motivé. L’autre nouveauté, c’est l’entrée dans le sérail de 24 « personnes qualifiées », qui apporteront leur expertise, qu’elles soient ou non en situation de handicap, ainsi que l’apparition de nouvelles têtes dans le champ des associations. Un appel à candidatures, « processus inédit de sélection », selon Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au handicap, a été lancé fin 2019, suscitant plus de 450 réponses, dont 250 pour les seules personnes qualifiées.

Une salle comble

En ouverture de la séance plénière, la ministre réaffirme l’importance qu’elle accorde au rôle du CNCPH dans la coconstruction des politiques publiques, et compte sur cette assemblée pour « écrire cette nouvelle page, dans la modernité et la confiance. ». La salle Laroque du ministère de la Santé est comble, plus que jamais ; il est vrai que le Conseil s’est étoffé avec 160 membres contre 116 auparavant, répartis en six collèges représentants la diversité de la société. Un vent nouveau semble souffler sur cette assemblée, « attentive » aux changements annoncés… L’envie d’y croire et d’y être est dans toutes les bouches mais certains sourires restent malgré tout crispés. A quelle sauce ce CNCPH rénové -la transition s’étant « faite au pas de charge » de l’aveu même de Dominique Gillot, son ex-présidente, va-t-il être mangé ? 

En préambule, Jérémie Boroy questionne : « Doit-on retenir que je suis le 1er président dit ‘handicapé’ ? Je ne sais pas… C’est de mon engagement associatif que j’ai le plus appris. Rien de tel qu’un investissement au sein d’un collectif pour faire entendre sa voix et réfléchir à tous les moyens de faire bouger les lignes. » Et de rappeler qu’un ancien président du CNPCH est devenu celui de la République… François Hollande !

Une feuille de route ambitieuse

Il déroule une feuille de route ambitieuse, visant la pleine participation des personnes handicapées, tant sur le fond que sur la forme, promettant de « nouvelles modalités de travail ». Il met, par exemple, en place des cartons d’accessibilité pour réguler les échanges : vert pour dire qu’on a compris, rouge pour le contraire et violet pour encourager les interlocuteurs à parler moins vite. Un budget spécifique a par ailleurs été fléché sur la formation des membres en 2020. Il souhaite également que les travaux du CNCPH puissent être suivis par le plus grand nombre, notamment via une captation live des séances, accessible sur les réseaux sociaux. Mais refusant que cette démarche d’accessibilité reste confinée dans cette enceinte, Jérémie Boroy entend également mobiliser le gouvernement sur l’accessibilité de son discours, via le FALC (facile à lire et à comprendre), le sous titrage, la conformité au RGAA (Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité)… Par ailleurs, le 28 janvier 2020 sera organisé un événement dédié aux prochains candidats aux élections municipales, afin de partager des recommandations pratiques pour qu’ils puissent s’adresser à tous les électeurs.

Collaborer avec d’autres instances

Jérémie Boroy tient à souligner l’importance qu’il accorde à la capacité collective à mobiliser le CNCPH en amont de la présentation des projets de loi en conseil des Ministres : « Ne nous contentons plus d’une simple fiche sur le ‘volet handicap’ du projet de loi, et partons du principe qu’a priori, chaque projet de loi est une opportunité de réduire ou de supprimer des situations de handicap ». Il a ainsi proposé à la secrétaire d’Etat que soit expérimentée cette co-production en 2020 avec au moins cinq projets de loi. 

Le CNCPH se dotera, par ailleurs, de ses propres indicateurs, pour livrer un état des lieux de la situation des personnes handicapées et de leurs familles et mesurer son évolution sur autant de sujets que nécessaires, comme l’accessibilité du cadre bâti, l’accès à la formation, l’accès à la compensation du handicap et réel reste à charge, l’accès aux soins… Enfin, Jérémie Boroy a affirmé sa volonté de travailler en collaboration avec de nombreuses instances : le Défenseur des droits, le CESE, le Conseil national de l’inclusion dans l’emploi, le Conseil national du numérique, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, ou encore la SACEM, le CCAH…

Quoi de neuf ?

D’autres nouveautés… Neuf commissions thématiques sont mises en place, dont une nouvelle dédiée aux territoires et à la citoyenneté. Chaque président(e ?) -sur les 9, 7 sont des femmes-, qui est par ailleurs nommé vice-président du CNCPH, est épaulé par deux assesseurs. Chaque membre titulaire ou suppléant a dû signer une charte d’engagement. Ensuite, au plus tard fin décembre 2022, l’administration des associations devra reposer sur plus de 50 % de personnes handicapées ou de parents. Le CNCPH est également conforté dans sa vocation d’autosaisie et de réflexion sociale et sociétale avec la création d’un conseil pour les questions sémantiques, sociologiques et d’éthique qui permettra de débattre des questions actuelles et des enjeux d’avenir, dans un lieu dédié ; ses membres doivent être nommés dans les prochains jours.

Un comité de suivi

Un comité des suites données aux avis du Conseil est également mis en place afin de veiller à ce que les productions du conseil irriguent, « le plus possible », les travaux des administrations, et inversement. « On a souvent déploré, dans les mandatures précédentes, que nous prenions des avis mais sans trop savoir ce qu’ils devenaient, regrette Jérémie Boroy, alors que c’est la raison d’être de ce Conseil ». Son pilotage est confié à trois présidents d’associations de référence : Alain Rochon (APF France Handicap), Jean-Louis Garcia (APAJH) et Luc Gateau (Unapei). Jean-Louis Garcia exige, « si l’on veut que notre combat intègre les lois de la République », que les avis « fouillés, détaillés, lucides, ambitieux » aient « des suites ». « Nous n’avons pas besoin d’avis complaisants ! », assure-t-il.

Une ministre « contente »

Enfin, la ministre a annoncé qu’une « convention citoyenne » se tiendrait une fois par an sous l’égide du CNCPH, à l’instar de la convention citoyenne climat, qui permet d’interroger les citoyens sur une thématique et dans un timing spécifiques afin, selon elle, « d’inscrire le Conseil dans la mouvance de cette démocratie participative ».

A l’aune de cette nouvelle mandature, quel est son état d’esprit ? Sophie Cluzel se dit « extrêmement contente de voir que ce qu’on a pu proposer à travers le rapport Michels/Radian a abouti à un CNCPH moderne ». En s’ouvrant aux différentes instances, ce conseil entend « sortir de l’entre soi, être force de proposition et co-construire ». Et de louer les qualités d’un « président qui va nous faire avancer sur la communication, avec une vraie dynamique de personnes nouvelles qui viennent enrichir les anciens ». C’est parti, trois ans pour tout formaliser !

PCH : l'Assemblée vote pour un meilleur accès

PCH : l’Assemblée vote pour un meilleur accès

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr}

L’Assemblée nationale a adopté à la quasi-unanimité le 15 janvier 2020 une proposition de loi LR déjà votée par le Sénat qui vise à améliorer l’accès à la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet la prise en charge de certaines dépenses liées au handicap.

Un consensus trouvé

Créée par la loi de 2005, cette aide personnalisée bénéficie actuellement à plus de 296 000 personnes, selon la rapporteure MoDem Nathalie Elimas, pour un coût global de 1,9 milliard d’euros en 2018. Les aides humaines représentent la majeure partie des montants accordés, suivies des aides techniques, des aménagements du logement ou du véhicule, ou encore des frais de transport. La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel s’est réjouie du « consensus trouvé » autour du texte, en rappelant que la PCH est un « levier essentiel pour l’autonomie des personnes handicapées ».

Un levier de l’autonomie

La proposition de loi supprime une des « barrières d’âge » liée à la PCH : actuellement les demandeurs doivent être âgés de moins de 60 ans. Mais si le handicap a été reconnu avant cet âge, la limite d’âge est repoussée à 75 ans. C’est cette limitation « injuste » selon la rapporteure Nathalie Elimas que le texte supprime, ce qui devrait bénéficier à environ 8 000 personnes. L’idée de supprimer aussi la limite d’âge de 60 ans a été abordée par plusieurs orateurs, comme le non-inscrit Jean Lassalle, mais également par la « marcheuse » Emmanuelle Fontaine-Domeizel, qui a jugé la question « légitime ». Autre mesure importante prévue par le texte, celle de l’attribution à vie de la PCH dès lors que le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement.

Réactions diverses

« Etape supplémentaire vers une société inclusive » pour Michèle de Vaucouleurs (MoDem), « grand pas » selon Agnès Firmin Le Bodo (UDI-Agir), le texte a été accueilli favorablement dans l’hémicycle. Seuls les députés La France Insoumise se sont abstenus, malgré des éléments « à saluer », selon Caroline Fiat. Le LR Stéphane Viry a applaudi « l’unisson » des députés sur ce sujet, tout en rappelant que « d’autres progrès restent à penser ». Tout en votant favorablement, Jeanine Dubié (Libertés et Territoires) aurait souhaité des avancées « plus importantes ».

Transport à la demande PMR - des conditions plus souples

Transport à la demande PMR – des conditions plus souples

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr}

Le transport pour personnes à mobilité réduite à la demande (TPMR) souffrait d’une certaine rigidité, limitant son impact pour tous ceux qui ne rentraient pas dans les « cases ». Mais la loi d’orientation des mobilités, adoptée le 19 novembre 2019 à l’Assemblée nationale (article complet en lien ci-dessous), vise à assouplir ses conditions d’accès. Rappelons que les transports de substitution sont des services de transport public accessibles se substituant à la desserte d’une ligne de transport public non accessible ou partiellement accessible.

Des conditions levées

L’article 19 de cette loi publiée au Journal officiel le 24 décembre 2019 stipule que, désormais, « l’accès des personnes en situation de handicap aux services de transport adapté ne pourra plus être restreint, ni par une obligation de résidence sur le territoire concerné, ni par celle d’un passage devant une commission médicale locale, a minima pour les personnes handicapées disposant d’une carte mobilité́ et inclusion (avec un taux supérieur à 80 % ou d’une pension d’invalidité de 3e catégorie). Les titulaires auront donc le droit d’utiliser ce service dans n’importe quelle ville, y compris en dehors de leur lieu de résidence. Cette nouvelle mesure concerne donc, en théorie, aussi les touristes de passage ayant un taux d’incapacité d’au moins 80 %.

En septembre 2020

Petite nuance, le texte précise également que, « les personnes handicapées ou à mobilité réduite ne disposant pas de cette carte ‘peuvent’ être dispensées de ces deux obligations » -à savoir lieu de résidence sur le territoire + passage devant la commission-. Cela laisse donc entendre que la possibilité, pour ces dernières, de bénéficier de ce service restera au bon vouloir de chaque collectivité… Pour le reste, rien ne change, il faudra toujours réserver à l’avance tandis que les horaires continueront d’être limités. Cette promesse faisait également partie des 22 mesures handicap annoncées par Edouard Philippe le 3 décembre 2020 lors du dernier Comité interministériel du handicap. La date de sa mise en œuvre généralisée fut alors annoncée pour septembre 2020…

A chacun sa cible

A noter que les collectivités n’ont pas d’obligation d’organiser un TPMR, « mais la plupart en ont organisé un, précise de secrétariat d’Etat au Handicap. Elles peuvent ainsi définir librement la cible des usagers ». Certaines limitent donc la prise en charge aux seules personnes avec un handicap physique ou aveugles, excluant, par exemple, les personnes sourdes. D’autres, comme les départements des Yvelines ou de Paris, ont élargi ce service à un plus vaste public. La nouvelle loi mentionnée ci-dessus ne modifie pas la définition de cette cible mais, dès lors que cette dernière est définie, « la collectivité ne peut plus restreindre l’accès à son TPMR aux personnes handicapées titulaire d’une CMI ni sur des critères d’appartenance à son ressort territorial, ni en assujettir l’accès à l’avis d’une commission médicale locale. Ainsi, les collectivités qui transportent déjà des personnes sourdes ou aveugles continueront à le faire », ajoute-t-il pour plus de clarté.

Remboursement des Fauteuils roulants, le choix se réduit

Remboursement des Fauteuils roulants, le choix se réduit

(j’ai pris cet article sur le site hacavie.com}

Le parlement a entériné la loi sur le financement de la Sécurité Sociale qui modifie drastiquement les règles de remboursement des fauteuils roulants.

Plusieurs modifications drastiques étaient prévues dans le cadre de cette loi concernant la prise en charge des fauteuils roulants, mais la plus contestée, la consigne a finalement été abandonnée.

L’article initial prévoyait d’instaurer une caution sur chaque fauteuil roulant remboursable lors de la restitution du fauteuil dans un état convenable dans le but de favoriser l’économie circulaire, mais cette consigne se retrouver à la charge de l’acheteur du fauteuil roulant.

L’autre point sensible concernant le référencement sélectif des fauteuils roulants a lui été par contre adopté, la sécurité sociale va donc devoir lancer un grand appel d’offres afin de déterminer quels fauteuils seront ou pas remboursés sur la base de leur prix et de leurs caractéristiques.

Quid des nouveaux fauteuils ou technologies qui ne seront pas encore passés par l’appel d’offres ? Quid de la fréquence de mise à jour de ce référencement sélectif ? Quid de la notion de choix qui revient selon nous à l’utilisateur ?

Toutes ces questions restent en suspens, mais nous sommes inquiets quand nous nous référons à la liste des matériels pouvant être prise en charge par la prestation de compensation du handicap, qui pour un but identique n’a pas été mis à jour depuis des années …

Enfin dernier point, et non des moindres, les fauteuils roulants d’occasions pourront être remboursé par la sécurité sociale à partir de 2020 sous réserve de leur remise en état par la sécurité sociale, ici aussi l’initiative est louable en période de surconsommation, mais à condition que cela ne se fasse pas au détriment de la personne.

En effet, bien qu’une condition garantissant le libre choix par l’utilisateur entre un matériel neuf ou d’occasion a été proposé par le sénat, celle-ci n’a pas été prise en compte laissant planer le doute sur l’application de la loi.

lire aussi ; Une consigne pour les fauteuils roulants… comme pour les bouteilles

Bonne fêtes de fin d’année !!!

Bonne fêtes de fin d’année !!!

HANDIEASY  vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année  et une bonne année 2020!!!
Que les fêtes de fin d’année à venir soient des moments de joie et de partage.
Que Noël vous rende heureux et qu’il soit pour vous et votre famille une douceur pour le coeur.
Que le jour du Nouvel an soit le début d’une très bonne année faite de bonheur, de joie et de tendresse.
Merci à tous d’être là, c’est grâce à vous que ma société HANDIEASY et mon blog existent.

Courseur est d’avantage une application de liste de courses avec des options de partage étendues

Trouver une personne pour faire vos courses. Il suffit de mettre son adresse et d’attendre que l’appli vous prévienne si un de vos voisins est prêt à faire vos commissions… Pour l’instant, Courseur est valable uniquement dans environ tous les magasins référencés (plus de 5000), sauf qu’effectivement, dans 80 Leader Price, s mais l’appli espère bien prendre plus d’importance.

Et si vous vous faisiez livrer vos courses par un voisin? Depuis peu, plusieurs enseignes proposent ce choix, original et collaboratif. La start-up Courseur notamment s’est mise en cheville avec Leader Price avant de lancer ce nouveau service, fin juin. Le principe de départ est simple : pourquoi ne pas demander à quelqu’un qui doit de toutes façons aller faire ses courses de se charger, en plus, de celles d’un voisin puis de lui apporter.

Petit déroulé des étapes : je vais sur l’appli Courseur et j’entre ma liste des courses ainsi que mon adresse. L’appli se charge de me sélectionner les magasins les plus proches et me propose des « courseurs » qui habitent non loin de là et se sont portés volontaires. Une fois la mise en contact effectuée, le Courseur part faire ses courses plus celles de la personne livrée. A la caisse, il ne paie que pour lui – le livré sera débité plus tard, via l’appli.

Puis le Courseur effectue la livraison – il y gagne 2,50 euros plus 10 % de la commande, payé par le livré. Trop cher pour le client qui se fait livrer ? « Non, car ce dernier économise sur ses frais de déplacement – en moyenne 20 kilomètres aller et retour – et gagne du temps, donc tout compte fait il y gagne », assure Sébastien Braye, le fondateur de la start-up Courseur, pour qui ce système collaboratif permet, aussi, de lutter contre la pollution automobile.

Vous avez aussi la possibilité d’envoyer votre liste par sms, WhatsApp ou e-mail à vos amis ou famille afin qu’ils fassent vos courses , si aucun voisin ne sont disponible dans l’application, vous remboursez directement vos courses à cette personne sans aucun frais supplémentaire.

Et suivant votre localisation, un choix de plusieurs enseignes vous sera proposé: U,Leclerc,Casino, Intermarché, Carrefour… A ce jour 5000 magasins sont référencés en France. Pour ma part dans le 92, plusieurs Monoprix, Intermarché m’ont été proposés.

Handicap dans les médias - entre chemin déjà parcouru et défis à relever

Handicap dans les médias – entre chemin déjà parcouru et défis à relever

(j’ai pris cet article sur le site franceculture.fr)

Les médias sont-ils suffisamment ouverts au handicap ? Qu’il s’agisse du recrutement des personnes handicapées, des sujets traités ou de la visibilité accordée à cette partie de la population… Il reste du travail dans le combat pour l’inclusion même si les progrès sont là.

Le handicap a-t-il sa place dans les médias ? Si l’on se contente des chiffres, la réponse est plutôt non. Le 14 novembre, l’organisme chargé des statistiques au sein du ministère du Travail (la Dares) publiait ses dernières données sur l’emploi des personnes handicapées. On y apprenait que le secteur de l’information et de la communication était le plus mauvais élève avec 2,2% de personnes handicapées employées à temps plein (chiffres de 2016). Le premier de la classe étant l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale avec un taux de 4,5%… Toujours loin cependant de l’obligation légale qui place l’objectif à 6%.

La question n’est pas éludée pour autant. Chaque année, le CSA consacre un chapitre à la représentation du handicap dans les médias dans son baromètre sur la diversité. En janvier, le dernier rapport indiquait que les personnes handicapées ne représentaient que 0,7% des individus montrés à la télévision. Or, selon l’Insee, 12 millions de Français sont en situation de handicap, soit 20% de la population (dont 80% de handicap invisible, non apparent). Mais malgré tout, les lois et les mentalités évoluent : des parcours et des initiatives sont possibles. Hashtag a rencontré des journalistes et des acteurs du secteur pour en comprendre les évolutions.

Les magasins U instaurent 2h calmes par semaine

Les magasins U instaurent 2h calmes par semaine

Tout est parti de l’hypermarché U de Vierzon, dans le Cher, à quarante kilomètres au nord-ouest de Bourges. L’année dernière, après avoir échangé avec une cliente, dont la fille est atteinte d’autisme, le dirigeant du magasin décide d’instaurer deux «heures calmes» (le mardi et le mercredi) pour permettre aux personnes souffrant de troubles du spectre autistique (TSA) de faire leurs courses plus sereinement.

Une fois par semaine donc, de 13h30 à 15h30, les supermarchés de l’enseigne baisseront l’intensité lumineuse et diminueront l’ambiance sonore dans les 1600 magasins de la chaîne.

Le concept, testé depuis plusieurs mois dans les magasins de Vierzon (Cher), Thourotte (Oise) et Mirepoix (Ariège), sera ainsi développé partout ailleurs dans le réseau ces prochaines semaines.

« L’expérimentation est plébiscitée à la fois par tous les clients qui apprécient le calme du magasin et des collaborateurs qui accompagnent la démarche », se félicite Dominique Schelcher, le président de Système U, dans un communiqué. 

communiqué de presse

Une proposition de loi:

La décision de la marque de généraliser ce dispositif, en avance sur ses concurrents de la grande distribution, fait écho à la députée MoDem Nadia Essayan qui a déposé une proposition de loi en ce sens le 11 septembre 2019. Elle part du constat que faire ses courses dans une grande surface représente une vraie difficulté pour les personnes atteintes de troubles, notamment du spectre de l’autisme ou psychiatriques, les « conduisant à adopter des réactions anormales face aux stimuli visuels et sensoriels ». En proposant d’instaurer cette heure silencieuse aux heures creuses, cela ne « pénaliserait pas la clientèle habituelle ni le chiffre d’affaire ».