Lpliz, application d'entraide dédiée aux personnes fragiles

Lpliz, application d’entraide dédiée aux personnes fragiles

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


« J’ai besoin d’aide » et « Je veux aider ». Il suffit de contribuer en appuyant sur la bonne case. Lpliz® est l’application qui permet à des personnes fragiles ou handicapées de se signaler et de demander de l’aide lorsqu’une situation devient difficile dans leur vie quotidienne. Elles peuvent ainsi se sentir plus en confiance et en sécurité, ce qui encourage leur autonomie dans leurs activités sociales. En parallèle, Lplizrassure les familles car elles savent qu’en cas de besoin leur proche recevra un soutien rapide, discret et non stigmatisant. Attention, il n’existe pas de distinction entre un profil « Aidant » et « Aidé », et une personne handicapée peut tout à fait proposer son aide dans certaines circonstances. Cet outil revendique ainsi l’attention, réciproque, aux autres, permettant de faire preuve de bienveillance, via des petites actions. Son credo : « Il y a toujours quelqu’un pour vous tendre la main ».

Un véritable outil d’inclusion

Lpliz s’adresse également aux « Lplizhomes », ces lieux de vie qui accordent une attention particulière aux personnes fragiles. Ce sont par exemple des restaurants, des structures sportives ou touristiques, des collectivités qui mènent une réelle démarche d’accueil. Véritables partenaires, ils affichent, en s’identifiant sur la carte, une volonté très marquée d’accueillir les membres de la communauté en cas de besoin, en leur apportant toute l’aide nécessaire. Lplizers et Lplizhomes adhèrent ainsi à une même éthique de bonne conduite garantissant le respect de trois valeurs : bienveillance, entraide et sécurité. Plus qu’une appli de géolocalisation, Lpliz est donc un véritable outil d’inclusion. Cette communauté compte à ce jour 6 000 membres ; 4 300 personnes et près de 100 Lplizhomes l’ont téléchargée.

Comment ça marche ?

Son fonctionnement est simple : l’utilisateur définit, pour chacune de ses activités, son degré d’autonomie et décrit le type de soutien dont il a besoin pour être 100 % autonome. Au démarrage de l’activité, l’application envoie une notification pour prévenir qu’un Lplizer peut, potentiellement, avoir besoin d’aide. Il n’y a pas de messagerie dans l’application ; le but : préserver la sécurité et la tranquillité des  membres de la communauté. La géolocalisation ne révèle en aucun cas l’identité ni le lieu de résidence de personnes, cibles potentielles, parfois fragiles, pour éviter tout risque d’intrusion dans leur vie privée. Enfin, un Bouton SOS permet à ces derniers d’alerter Lplizers, aidants naturels, professionnels ou services de secours.

Une évaluation communautaire

Les Lplizers sont évalués par l’ensemble des membres à l’issue de chaque action en se voyant attribuer des « étoiles ». Ils peuvent ensuite mesurer leur bienveillance en se formant directement dans l’application sur les comportements à adopter face à une personne en situation de handicap. Cette deuxième méthode d’évaluation (outil Mtool4care®) par le « learning » contribue ainsi à consolider l’indice de confiance du Lplizer. 

L’application est gratuite, disponible pour Apple et Android.

La PCH n’est plus prise en compte dans le calcul du RSA

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Bonne nouvelle pour certaines personnes en situation de handicap suite à la parution du décret n° 2020-1343 du 4 novembre 2020 (publié au Journal officiel, il entre en vigueur le 6 novembre). Il supprime en effet la prise en compte de certaines prestations dans le calcul du Revenu de solidarité active (RSA).

Quelles prestations concernées ?

Cela concerne :

– la Prestation de compensation du handicap (PCH) pour l’ensemble de ses éléments (y compris pour les charges apportées par les aidants familiaux) ;
– la somme perçue au titre du dédommagement par l’aidant familial dans le cadre de la PCH ;
– l’Allocation journalière du proche aidant (AJPA).

Rappelons que le RSA est destiné à garantir des moyens convenables d’existence. Pour l’attribution de cette prestation sociale, l’ensemble des ressources des personnes composant le foyer (salaires, indemnités journalières, pensions alimentaires, allocations chômage…) est retenue. Mais les prestations énoncées ci-dessus sont donc désormais exclues de cette assiette.

Une situation confuse

Cette mesure devrait mettre un terme à une situation particulièrement complexe dénoncée depuis des années par les familles. En effet, la PCH aidant familial n’a pas lieu d’être intégrée dans les ressources qui servent à calculer le RSA lorsqu’elle est versée à l’aidant d’un enfant de moins de 20 ans. Cette subtilité entre PCH enfant et adulte, méconnue par certaines Caf (Caisses d’allocations familiales), a généré de nombreuses confusions. Le nouveau décret du 6 novembre supprime donc cette barrière. La PCH n’est plus à déclarer quel que soit l’âge, et son montant n’impactera donc plus le RSA à la baisse.

Et pour la prime d’activité ?

Par ailleurs, ce même décret supprime la prise en compte du dédommagement de l’aidant familial et de l’AJPA dans les revenus qui permettent de calculer la prime d’activité. Attention, dans ce cas précis, la PCH pour l’ensemble de ses éléments continue d’entrer dans l’assiette des revenus professionnels ou assimilés. Certaines familles semblent avoir contacté leur Caf qui dit ne pas être au courant de ce nouveau décret, précise le Collectif handi-actif qui s’est mobilisé sur le sujet. « Cela peut prendre encore quelques jours avant qu’elles ne soient informées. »

Le Comité interministériel du handicap le 16 novembre

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Le CIH (Comité interministériel du handicap) devait avoir lieu le 29 octobre 2020 mais, reprise de la crise de la Covid oblige, il avait été annulé la veille par Jean Castex. Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, lors d’une conférence de presse sur l’impact de la pandémie sur les personnes handicapées le 6 novembre 2020, annonce qu’une nouvelle date a été fixée. Ce sera le 16 novembre au matin, juste avant la conférence inaugurale de la SEEPH (Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées) qui débutera à 14h30 en présence de plusieurs ministres, dont Elisabeth Borne (travail) et Bruno Lemaire (économie). Ce CIH aura certainement lieu en visio. 

Un comité élargi

Ce Comité interministériel du handicap doit réunir, autour du Premier ministre, les ministres concernés par la question du handicap. Il avait été promis par Jean Castex dès sa prise de fonction. Le dernier CIH, à l’époque sous l’égide d’Edouard Philippe, date du 3 décembre 2019 et avait été suivi de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020. Objectif de ce nouveau rendez-vous ? Faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des mesures déjà annoncées et préciser, pour la fin du quinquennat, la feuille de route sur la « société inclusive » dont le gouvernement affirme faire l’une de ses priorités. Contrairement aux éditions précédentes, ce comité, dans une version « élargie », va réunir également les hauts-fonctionnaires en charge du handicap et de l’inclusion ainsi que des représentants du Comité national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et associatifs. « Cette réunion témoigne de la volonté de Jean Castex d’échanger avec les associations représentant les personnes handicapées », s’est réjouit dans un tweet le Collectif handicaps qui regroupe 48 d’entre elles. 

5e branche, la belle opportunité

Ayant, cette fois, droit au chapitre, deux associations se fendent d’un communiqué pour proposer leur propre cap, dans un contexte très spécifique à plusieurs égards. APF France handicap rappelle ainsi que la crise sanitaire actuelle est révélatrice de « réalités très critiques et d’inégalités vécues par les personnes en situation de handicap et leur famille », ajoutant qu’il est « urgent d’agir ». C’est, par ailleurs, en ce moment qu’est discuté à l’Assemblée nationale le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, avec une grande nouveauté, la création d’une 5e branche dédiée à l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Une belle « opportunité » dont l’Anphim (asso de personnes avec un handicap moteur) aimerait que le gouvernement se saisisse tandis qu’APF France handicap espère « l’adoption d’une grande loi autonomie avec la création de la prestation universelle autonomie, sans barrière d’âge ».

Mesures « positives mais accessoires »

Selon l’Anphim, des « mesures positives » ont été prises par ce gouvernement, l’APF parlant même de « politique ambitieuse ». Quelques exemples : un plan de formation bénévolat dans la perspective des Jeux de Paris 2024, l’élargissement de l’aide au repos pour les aidants, la numérisation d’un certain nombre de réponses administratives pour en faciliter l’accès, la délivrance à vie de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en cas de handicap irréversible, ou du droit à vie à la Prestation de compensation du handicap (PCH) pour les bénéficiaires dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement… Mais, selon l’Anphim, elles restent « accessoires » par rapport à d’autres questions jugées plus « fondamentales », APF ajoutant que « le ressenti des personnes est plutôt une dégradation de leurs conditions de vie ». C’est notamment la loi ELAN sur le logement qui est au cœur de la discorde puisqu’elle a réduit l’obligation d’accessibilité de 100 % de logements dans un immeuble neuf d’habitation collective à 20 %. D’une même voix, de nombreuses associations réclament l’abrogation de l’article concerné. 

Question de ressources

APF cite également, parmi ses priorités, la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul de l’AAH (Allocation adulte handicapé) ; l’Assemblée nationale ayant déjà adopté cette proposition de loi en février 2020, l’association demande qu’elle soit inscrite à l’agenda du Sénat pour un examen dans les plus brefs délais. Elle réclame, par ailleurs, la revalorisation de l’AAH sur le taux de l’inflation pour 2021 et la révision du plafond du couple qui a été abaissé deux fois. L’Anpihm va plus loin en réclamant un « revenu de remplacement » porté au niveau du SMIC, lui aussi désolidarisé des revenus du conjoint. Le gouvernement a également annoncé qu’aucune demande d’AAH ne devrait être traitée en plus de trois mois à partir du 1er janvier 2021, sur tout le territoire (engagement n°12 dit « garantie délai »). « Quand cette mesure sera-t-elle effective ? », questionne l’association.

D’autres mesures réclamées

D’autres mesures sont énoncées, couvrant tous les domaines : respect des calendriers des Ad’AP pour une meilleure accessibilité de la cité, plan contre la fracture numérique, respect du droit à un accompagnement individualisé des élèves en situation de handicap, amélioration de la couverture des besoins en aides techniques, hausse du taux horaire de la PCH gelé depuis trois ans, numéro unique d’appel pour rompre l’isolement des aidants ou encore création de services d’accompagnement à la vie sexuelle. La liste est longue, très longue, comme un inventaire à la Prévert, qui manquerait pourtant de poésie face, parfois, à de si grandes détresses. Des annonces sont promises le 16 novembre prochain. Pas sûr qu’elles suffisent à combler toutes les attentes…

Reconfinement : les nouvelles mesures en cas de handicap

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Reconfinement pour 67 millions de Français. La mesure est radicale mais justifiée par le gouvernement pour « protéger nos concitoyens les plus fragiles et éviter une saturation des capacités de réanimation ». Dans ce contexte, il dit vouloir « mobiliser collectivement pour protéger les personnes en situation de handicap, leurs familles et aidants mais aussi leur garantir la continuité de l’accueil et des soins » et soutenir ceux qui gravitent autour d’eux (soignants, aides à domicile, associations…). Quelles sont, dès lors, les mesures mises en place ? Réponses du secrétariat d’Etat au Handicap le 30 octobre 2020. Mais certaines interrogations demeurent de la part des associations qui ont rencontré Sophie Cluzel la veille (en italique dans le paragraphe ci-dessous). 

• ESMS ouverts. L’ensemble des établissements et services médico-sociaux (ESMS) pour enfants et adultes, ainsi que les accueils de jour et les plateformes de répit resteront ouverts (article en lien ci-dessous), au même titre que les crèches, écoles, collèges et lycées. Les règles sanitaires seront renforcées avec un protocole qui sera communiqué prochainement. 
« Quelle anticipation avec les ARS (agences régionales de santé) en cas de fermeture d’établissement en raison de cluster ou d’un nombre trop important de professionnels en arrêt maladie ? La mutualisation de l’encadrement sur les territoires est-elle envisagée ? » 
• Visites autorisées. Le droit des visites dans les ESMS est maintenu mais doit être encadré et sur rendez-vous. De même, les personnes hébergées en structures auront la possibilité de rentrer chez elles le week-end, si aucun cas de Covid-19 avéré n’est présent dans l’établissement ou la famille. 
« Quid de l’accompagnement des familles qui feraient le choix de garder leur enfant à domicile par précaution ? » Réponse du secrétariat d’Etat : « Les établissements restant ouverts, c’est un dialogue à avoir entre le directeur d’établissement et la famille ».
• Enseignement supérieur en ligne. Les facultés et établissements d’enseignement supérieur assureront, quant à eux, des cours en ligne, ainsi que tous les organismes de formation professionnelle, y compris les centres de réadaptation professionnelle (CRP). Mais le ministère du Travail précise tout de même que « les organismes de formation et les CFA peuvent également continuer d’accueillir les stagiaires pour les besoins de la formation professionnelle lorsqu’elle ne peut être effectuée à distance ». L’accueil en présentiel pourra être justifié en raison de la nature de l’activité (par exemple des formations à un geste professionnel et/ou nécessitant l’utilisation d’un plateau technique) ou des publics accueillis (notamment les personnes qui ont besoin d’un encadrement pédagogique en présentiel ou qui sont confrontées à des risques de fracture numérique).
• MDPH ouvertes. Pour éviter toute situation de rupture de droits, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) restent ouvertes avec un accueil physique qui sera adapté à la situation sanitaire de chaque territoire. Les règles de fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) seront par ailleurs simplifiées afin d’assurer une continuité de service auprès des personnes et des familles. 
• Pro du médico-social à pied d’oeuvre. L’activité des professionnels du secteur médico-social, qu’elle s’exerce en libéral ou dans les structures, est maintenue. La continuité s’impose également en termes d’accompagnement éducatif et rééducatif. 
• Centres 15 sensibilisés. Les personnes handicapées doivent bénéficier des mêmes soins que l’ensemble de la population. Le handicap ne peut être un critère de refus de soin, qu’il s’agisse d’hospitalisation ou de réanimation. Afin de faciliter l’accès aux soins, les Centres 15 seront sensibilisés pour la prise en charge particulière de certains types de handicap et les médecins régulateurs spécialistes du handicap activés. Les fiches-réflexe élaborées avec les associations de personnes seront transmises. La présence d’un aidant aux côtés des personnes pour les accompagner dans leurs soins sera possible, à titre exceptionnel, et dans les strictes conditions de sécurité fixées par l’établissement de santé. 
• Télétravail à privilégier. Pour les travailleurs en situation de handicap, le télétravail est à privilégier, lorsque c’est possible. Les mesures exceptionnelles prises par l’Agefiph (Fonds pour l’emploi dans le privé) pour protéger l’emploi des personnes pendant la crise sont prolongées jusqu’en février 2021 (article en lien ci-dessous). Outre l’octroi de financement pour la fourniture de masques inclusifs pour les salariés handicapés et leurs collègues (article en lien ci-dessous), des aides sont disponibles pour l’adaptation des équipements nécessaires au travail à domicile. Le détail de ces aides est disponible ici : https://www.agefiph.fr/actualites-handicap/covid-19-lagefiph-prolonge-ses-mesures-exceptionnelles-jusquau-28-fevrier-2021.  
« Attention à ce que ces mesures n’induisent pas l’isolement des personnes handicapées ou une pénalisation supplémentaire pour certaines, par exemple avec déficience visuelle. » 
• Esat ouverts. Les établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ainsi que les entreprises adaptées (EA) restent ouverts, sauf s’ils sont concernés par les règles de fermeture administrative, notamment pour le secteur de la restauration.  L’activité professionnelle des personnes ne présentant pas de facteurs de risque est donc maintenue. Celles qui ne peuvent pas travailler continueront à bénéficier du chômage partiel. Les travailleurs handicapés « vulnérables » en ESAT pourront obtenir des indemnités journalières dérogatoires avec garantie de rémunération. 
« C’est le moment de penser les reconversions ou en profiter pour faire de la formation, dans ces cas les aide aux postes seraient maintenues ». 
• Dérogation de déplacement. Les déplacements, avec attestation obligatoire, sont autorisés uniquement pour travailler, se rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire des courses essentielles ou prendre l’air à proximité du domicile. Des dérogations pour les déplacements des personnes en situation de handicap et leurs aidants seront toutefois prévues. Sur présentation d’un certificat médical, la dérogation pour port du masque, pour ceux qui ne sont pas en capacité de le porter, est maintenue. La sensibilisation des forces de l’ordre à ces dérogations est assurée. 
• Réunions privées interdites. Les réunions privées en dehors du strict noyau familial et les rassemblements publics sont interdits. Les déplacements d’une région à l’autre ne sont pas autorisés, à l’exception des retours de vacances de la Toussaint avec une tolérance durant ce week-end afin de permettre à tous de revenir de leur lieu de villégiature.

Une FAQ réactualisée et un N° d’appel

Pour répondre à toutes les questions, la foire aux questions (FAQ) sera mise à jour en continu sur le site Handicap.gouv (en lien ci-dessous). Pour les interrogations spécifiques des personnes et de leurs aidants qui font face à des situations compliquées, telles que des difficultés d’accès aux soins ou à des solutions de répit, ou pour toute personne isolée, un numéro unique d’appel est disponible au 0 800 360 360. Par ailleurs, l’accessibilité de la communication officielle est assurée en faisant appel à des interprètes en langue des signes (LSF), en sous-titrant les vidéos et en transcrivant les informations en langage Facile à lire et à comprendre (FALC) pour maintenir l’accès à l’information de tous. 

Rebond du Covid, protocole sanitaire dans le médico-social?

Rebond du Covid, protocole sanitaire dans le médico-social?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Lors du Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN), Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au handicap, dévoile les recommandations applicables aux structures qui accompagnent et prennent en charge les enfants et adultes en situation de handicap afin de faire face au rebond épidémique. Ces mesures et gestes de protection sanitaire s’inscrivent « dans la continuité de celles prises durant le confinement, puis de la reprise d’activité ». Le secrétariat d’Etat promet la mise en place d’une FAQ (foire aux questions) actualisée chaque jour, des rendez-vous hebdomadaires avec les associations gestionnaires et l’organisation, tous les 15 jours, d’entretiens avec les ARS (Agences régionales de santé).

Quelles mesures ?

Les admissions et accueils temporaires restent ouverts, sauf situation sanitaire exceptionnelle, et prennent en compte les impossibilités d’alternative, les répits d’urgence. Les accueils de jour sont maintenus, en assurant une surveillance renforcée. Toute évolution est concertée et doit être associée à la mise en place d’une continuité d’accompagnement. Les directeurs d’établissement décident des mesures applicables localement, après concertation collégiale avec l’équipe soignante, les médecins coordonnateurs ou avec le référent médical, en fonction de la situation sanitaire de la structure et dans le respect des préconisations des ARS. La mise en œuvre des mesures doit systématiquement donner lieu à une consultation du Conseil de vie sociale et est communiquée aux personnes.

Détail des nouvelles règles

Voici les principales modifications et ajouts au protocole 1ère vague Covid-19.

1. En cas d’accueil d’une part importante de personnes à risque de forme grave
• Élargissement de l’astreinte personnes âgées au public personnes handicapées 
• Articulation avec les communautés 360 et le numéro vert d’aide national 0 800 360 360
• Rappel des protocoles et spécificité de prise en charge des personnes handicapées (notamment aux centres 15) 
• Ajout d’une partie dédiée au port du masque : rappel des mesures en vigueur depuis le 20 juillet (professionnels, intervenants = masques chirurgicaux ou inclusifs) et rappel des dérogations possibles pour les personnes en situation de handicap 
• Ajout d’une partie dédiée à la restauration collective (faculté ouverte selon la situation intra-muros) 
• Ajout d’une partie sur l’organisation des transports (mesures graduées selon l’âge et le handicap ; masque ou distance, transport individuel privilégié pour les enfants à risque de forme grave qui ne peuvent porter le masque)
• Admissions et accueils temporaires (restant possibles sauf situation sanitaire exceptionnelle) 
• Accueils de jour : maintien avec surveillance renforcée, possibilité de fermeture concertée avec mise en place d’une continuité d’accompagnement 
• Limitation des sorties aux situations exceptionnelles en présence d’un premier cas de Covid, dans l’attente des résultats des tests. Surveillance au retour.

2. S’il n’y a pas une part importante de personnes à risque de forme grave
• Organisation des accompagnements et activités dans l’enceinte et en dehors de l’établissement selon l’âge des personnes, la distance du déplacement  
• Admissions toujours possibles sauf situation sanitaire exceptionnelle (suspension en cas de transmission avérée) 
• Maintien ouvert de principe des accueils de jour
• Limitation des sorties aux situations exceptionnelles en présence d’un premier cas de Covid, dans l’attente des résultats des tests. Surveillance au retour.

Des heures sup à +50 %

Rappelons par ailleurs que, de manière exceptionnelle et pour la période située entre le 1er octobre et le 31 décembre 2020, les heures supplémentaires réalisées pendant l’épidémie du virus Covid-19 par les agents affectés dans les établissements publics de santé et établissements publics locaux accueillant des personnes âgées et handicapées relevant de la fonction publique hospitalière seront majorées de 50%. Cette mesure représente un engagement de près de 4 millions d’euros pour le médico-social.

MDPH: fin des délais interminables pour obtenir ses droits?

MDPH: fin des délais interminables pour obtenir ses droits?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Elles informent, accompagnent et instruisent les demandes d’aides mais sont parfois débordées : les 104 maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) vont faire l’objet d’un vaste chantier d’amélioration, pour les rendre plus efficaces et réduire les disparités entre territoires, ont annoncé, le 15 octobre 2020, le gouvernement et les départements.

Un baromètre pour mesurer les progrès

Cette démarche vise à « simplifier la vie quotidienne des personnes handicapées« , et notamment leur « accès aux droits« , a expliqué à l’AFP la secrétaire d’Etat au Handicap, Sophie Cluzel, qui doit lancer, dans la foulée, à La Rochelle ce chantier d' »amélioration du service public« , avec le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau. Le lancement de cette « feuille de route MDPH 2022 » se traduira notamment par la publication d’un « baromètre« , lancé dès le 15 octobre et actualisé ensuite tous les trimestres, et qui permettra au grand public de mesurer les progrès accomplis. Cet indicateur inclura, pour chaque MDPH, des données sur le délai de traitement des demandes ou le taux de satisfaction des usagers. Il permettra également de vérifier que la structure se conforme aux instructions gouvernementales de délivrer désormais des droits « à vie« , afin qu’une personne aveugle ou amputée n’ait plus à justifier régulièrement qu’elle est toujours handicapée.

Une enveloppe de 25 millions d’euros

Les MDPH constituent, pour les personnes handicapées, le principal guichet d’accès à leurs droits. Elles déterminent le taux d’incapacité des personnes et instruisent chaque année, pour 1,7 million de bénéficiaires, quelque 4,5 millions de demandes d’aides, qu’elles soient financières, matérielles ou humaines, pour la vie quotidienne, la scolarité ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement consacrera 25 millions d’euros en 2021 à ce chantier d’amélioration du service rendu, dont 10 millions « spécifiquement consacrés au rattrapage des retards les plus importants dans le traitement des demandes« .

Former pour en finir avec l’inégalité territoriale ?

L’accent sera également mis sur la formation des professionnels. Les disparités sont parfois importantes d’un département à l’autre, avec des délais de traitement qui peuvent aller de deux mois et demi à plus d’un an. Des différences qu' »on ne peut plus accepter« , selon Mme Cluzel. Pour l’association APF France Handicap, qui « salue la démarche« , « il était temps que cette question » de l’efficacité des MDPH « soit mise sur la table« . L’inéquité territoriale, « c’est une vraie question », pointe Malika Boubekeur, chargée de ces dossiers à l’association. Elle cite ainsi le cas d’une personne dont les droits, qui lui avaient été accordés à vie, ont été revus à la baisse par une autre MDPH, après un déménagement.

[13 octobre] Parcours des solutions pour l’accessibilité

Paris&co organise un parcours des solutions, belle idée pour des rencontres , venez découvrir HANDIEASY parmi les 35 solutions innovantes.

Mardi 13 octobre à 14h

Cette rencontre, avec le soutien de la Ville de Paris, du Groupe Macif et de la Direction régionale Ile-de-France de Pôle Emploi, est un événement citoyen dédié à vous proposer 35 solutions innovantes visant à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

Voyageur TGV en fauteuil : des réduc pour 3 accompagnateurs

Voyageur TGV en fauteuil : des réduc pour 3 accompagnateurs

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Voyageur en fauteuil roulant sur le réseau TGV, la SNCF propose désormais une réduction sur le billet de première classe pour trois personnes voyageant avec vous (en plus de l’accompagnateur). Cette appréciable mesure, qui date de fin mars 2020, est pourtant restée bien secrète. Elle a été dénichée par Franck Seuret, notre confrère de Faire face.

Des groupes séparés

Pourquoi une telle mesure ? Dans les TGV, les voyageurs en fauteuil roulant sont contraints de voyager dans des espaces dédiés mais qui sont situés uniquement en première classe ; ils doivent néanmoins s’acquitter d’un billet de seconde classe. La personne qui les accompagne bénéficie, quant à elle, de la gratuité (si la Carte mobilité inclusion comporte la mention besoin d’accompagnement) ou d’une réduction de 50 % (pour les autres). Et que se passe-t-il lorsque ce PMR voyage avec d’autres membres de sa famille, des collègues ou amis ? Le groupe est séparé, à moins d’acheter un billet de première classe pour chacun… Mais ça c’était avant. « Nous dénoncions cette situation depuis des années », explique Nicolas Mérille, conseiller national accessibilité APF France handicap, au media Faire face.

Une offre encore méconnue

Les revendications ont porté leurs fruits et la SNCF propose donc désormais un « tarif accompagnateur UFR (usagers de fauteuil roulant) » pour trois personnes, adultes ou enfants. Soit 30 % de réduction sur le prix première classe, qui permet, selon les horaires, d’obtenir parfois des tarifs inférieurs au billet de seconde. Cette offre n’est, pour le moment, pas disponible en ligne et doit être sollicitée en gare (guichet ou borne), dans les boutiques SNCF ou par téléphone au 36 35. Faire face déplore néanmoins, après test, que peu d’agents soient pour l’instant informés et précise dans un tweet « Insistez car l’info a encore du mal à circuler ! ». En effet, ne figurant nulle part sur le site de la SNCF, elle a dû être confirmée par mail par le service de communication de la compagnie. Elle devrait être reprise dans la prochaine version des tarifs voyageurs.

salon E-Tonomy les 30 septembre et 1er octobre sur le stand virtuel

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Handieasy vous annoncera un nouveau service.

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Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Les masques dits « inclusifs » seront pris en charge par le Fiphfp et l’Agefiph, les deux fonds dédiés à l’emploi des personnes handicapées dans le public et le privé. C’est l’annonce faite par les ministres du Travail et du Handicap le 11 septembre 2020. Elle fait suite à l’obligation du port du masque sur le lieu de travail en vigueur depuis le 1erseptembre.

Voir le visage

Rappelons que le masque inclusif comporte une large fenêtre en plastique qui permet de voir les lèvres de celui qui le porte (article en lien ci-dessous). Il s’avère particulièrement opportun dans la communication avec les personnes sourdes. Pour Françoise Descamps-Crosnier, présidente du Comité national du Fiphfp, cette « période particulière(…) a mis en lumière la situation de profond désarroi » de certains publics. Ces masques transparents entendent donc « répondre aux besoins d’interaction avec toutes les personnes sourdes et malentendantes et leur entourage ». Mais pas que… Les bénéfices d’un tel outil concernent également ceux qui ont des difficultés de compréhension et pour lesquels la bouche et le sourire sont très importants. On pense, notamment, aux personnes autistes.

Un plan de relance global

Dans le cadre du Plan de relance, avec les 100 millions dédiés au soutien de l’emploi des personnes en situation de handicap, « ces dispositifs participent à lever les freins au recrutement des personnes en situation de handicap mais également à maintenir les conditions de travail de ceux qui sont en activité professionnelle », a déclaré Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap. Elle salue la « mobilisation rapide des deux Fonds ». Quelles sont les modalités de prise en charge ? Elles varient pour le public et le privé…

Aide de l’Agefiph pour le secteur privé

  • Aide exceptionnelle concernant les surcoûts des équipements spécifiques de prévention du risque Covid, comprenant tous les équipements de protection spécifiques au bénéfice d’une personne handicapée et du collectif dans lequel elle travaille.
  • Financement du surcoût entre le prix d’un masque classique et le prix d’un masque inclusif, sur la base du coût réel supporté par l’entreprise (sachant que le coût des masques inclusifs agréés n’excède pas 15 euros).
  • Eligibilité du salarié handicapé et de son collectif de travail. Par exemple, si un service compte 10 salariés dont une personne en situation de handicap sourde ou malentendante, la prise en charge de l’Agefiph portera sur le nombre de masques nécessaires pour tous.
  • Prise en charge des besoins pour une période de 3 mois renouvelable en fonction de l’évolution du contexte sanitaire.
  • Toutes les situations exceptionnelles, entraînant des surcoûts seront étudiées par l’Agefiph en vue d’une aide au financement.

Aide du Fiphfp pour le public

  • Aide au titre de « l’aide à l’environnement de travail ».
  • Financement à hauteur de 80% du coût du masque inclusif, dans la limite de 12 € maximum de prise en charge par masque. Par exemple, pour un masque au prix de 15 € TTC, le Fiphfp finance 80% du coût, soit 12 €. Le reste à charge pour l’employeur est alors de 3 €.
  • Eligibilité de l’agent handicapé et de son collectif de travail (note circonstanciée de l’employeur justifiant la quantité demandée à fournir).
  • Mesure exceptionnelle applicable à titre expérimental pour une durée de 3 mois (renouvelable en fonction de l’évolution de la situation).

« Plus de 100 000 masques seront fabriqués d’ici à la fin du mois de septembre. Des masques transparents, réutilisables, lavables 25 fois à 60 °C, qui vont être disponibles en grand nombre dans le courant de l’automne », a assuré Sophie Cluzel. Le gouvernement a par ailleurs promis que tous les enseignants de maternelle et ceux ayant dans leur classe des élèves malentendants en seront bientôt équipés.