Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Les masques dits « inclusifs » seront pris en charge par le Fiphfp et l’Agefiph, les deux fonds dédiés à l’emploi des personnes handicapées dans le public et le privé. C’est l’annonce faite par les ministres du Travail et du Handicap le 11 septembre 2020. Elle fait suite à l’obligation du port du masque sur le lieu de travail en vigueur depuis le 1erseptembre.

Voir le visage

Rappelons que le masque inclusif comporte une large fenêtre en plastique qui permet de voir les lèvres de celui qui le porte (article en lien ci-dessous). Il s’avère particulièrement opportun dans la communication avec les personnes sourdes. Pour Françoise Descamps-Crosnier, présidente du Comité national du Fiphfp, cette « période particulière(…) a mis en lumière la situation de profond désarroi » de certains publics. Ces masques transparents entendent donc « répondre aux besoins d’interaction avec toutes les personnes sourdes et malentendantes et leur entourage ». Mais pas que… Les bénéfices d’un tel outil concernent également ceux qui ont des difficultés de compréhension et pour lesquels la bouche et le sourire sont très importants. On pense, notamment, aux personnes autistes.

Un plan de relance global

Dans le cadre du Plan de relance, avec les 100 millions dédiés au soutien de l’emploi des personnes en situation de handicap, « ces dispositifs participent à lever les freins au recrutement des personnes en situation de handicap mais également à maintenir les conditions de travail de ceux qui sont en activité professionnelle », a déclaré Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap. Elle salue la « mobilisation rapide des deux Fonds ». Quelles sont les modalités de prise en charge ? Elles varient pour le public et le privé…

Aide de l’Agefiph pour le secteur privé

  • Aide exceptionnelle concernant les surcoûts des équipements spécifiques de prévention du risque Covid, comprenant tous les équipements de protection spécifiques au bénéfice d’une personne handicapée et du collectif dans lequel elle travaille.
  • Financement du surcoût entre le prix d’un masque classique et le prix d’un masque inclusif, sur la base du coût réel supporté par l’entreprise (sachant que le coût des masques inclusifs agréés n’excède pas 15 euros).
  • Eligibilité du salarié handicapé et de son collectif de travail. Par exemple, si un service compte 10 salariés dont une personne en situation de handicap sourde ou malentendante, la prise en charge de l’Agefiph portera sur le nombre de masques nécessaires pour tous.
  • Prise en charge des besoins pour une période de 3 mois renouvelable en fonction de l’évolution du contexte sanitaire.
  • Toutes les situations exceptionnelles, entraînant des surcoûts seront étudiées par l’Agefiph en vue d’une aide au financement.

Aide du Fiphfp pour le public

  • Aide au titre de « l’aide à l’environnement de travail ».
  • Financement à hauteur de 80% du coût du masque inclusif, dans la limite de 12 € maximum de prise en charge par masque. Par exemple, pour un masque au prix de 15 € TTC, le Fiphfp finance 80% du coût, soit 12 €. Le reste à charge pour l’employeur est alors de 3 €.
  • Eligibilité de l’agent handicapé et de son collectif de travail (note circonstanciée de l’employeur justifiant la quantité demandée à fournir).
  • Mesure exceptionnelle applicable à titre expérimental pour une durée de 3 mois (renouvelable en fonction de l’évolution de la situation).

« Plus de 100 000 masques seront fabriqués d’ici à la fin du mois de septembre. Des masques transparents, réutilisables, lavables 25 fois à 60 °C, qui vont être disponibles en grand nombre dans le courant de l’automne », a assuré Sophie Cluzel. Le gouvernement a par ailleurs promis que tous les enseignants de maternelle et ceux ayant dans leur classe des élèves malentendants en seront bientôt équipés.

Gaming adapté : HitClic imprime vos joysticks sur mesure

Gaming adapté : HitClic imprime vos joysticks sur mesure

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

L’un des objectifs de la société HitClic est d’adapter les contrôleurs de jeu vidéo à la motricité des joueurs, notamment en situation de handicap, car il leur est parfois impossible d’utiliser les petits joysticks des manettes standard. Certains gamers attendent de l’industrie du jeu vidéo de pouvoir jouer avec une main, les poings, une phalange ou encore avec les pieds ou la bouche. Pour répondre à leurs exigences, des solutions ont vu le jour ces dernières années, surtout du côté de Microsoft avec sa solution Xbox Adaptive Controler. Ce système très souple permet de connecter à la console n’importe quel contacteur.

Une gamme de joysticks

Mais, pour ce qui est des joysticks permettant le déplacement du joueur dans les jeux vidéo, l’offre adaptée au handicap de chacun s’avère inexistante en Europe. HitClic a donc conçu une gamme de de toutes formes et caractéristiques pour répondre à ce besoin : joystick Arcade robustes, analogiques, miniatures, sensibles. Ils peuvent être commandés seuls, afin de les brancher directement sur le Xbox Adaptive Controler, mais sont aussi disponibles sur les boitiers gaming type Arcade, compatibles sur PS4Nintendo Switch ou PC.

Ergonomie sur mesure

Pour compléter cette offre, il fallait également être capable de proposer une ergonomie adaptée à chaque situation. En effet, les mains d’un adulte ou d’un enfant n’ont pas les mêmes dimensions ; il existe par ailleurs de multiples façons de jouer avec la bouche. HitClic utilise donc la technologie de l’impression 3D afin de proposer des poignées sur mesure. Ce procédé est particulièrement adapté aux produits destinés aux gamers avec une motricité réduite. La réalisation de la poignée est rapide (quelques jours) et peu coûteuse, et permet de façonner des pièces uniques.

A un prix correct

Le souci constant de la société HitClic est de pouvoir proposer du matériel adapté à un prix correct. Pour y parvenir, les produits sont conçus grâce à un savant mélange entre industrialisation et impression 3D. Les boitiers plastiques des joysticks ou des boitiers gaming Arcade sont réalisés en petite série par nos sous-traitants ; la conception, la fabrication des poignées en 3D et le montage final étant opérés dans notre atelier du Var.

Prenez contact avec HitClic afin d’étudier votre besoin spécifique. Si la meilleure solution n’est pas directement proposée sur le site internet de la société, l’équipe établira un devis personnalisé afin de répondre à votre profil.

La région Ile-de-France offre une prime à l’achat pour les vélos adaptés

La région Ile-de-France offre une prime à l’achat pour les vélos adaptés

j’ai pris cet article sur le site unapei.org)


L’Unapei salue l’aide proposée par la région Ile-de-France pour les personnes souhaitant acheter un vélo et notamment un vélo adapté. Dans le cadre de la politique de développement de la pratique du vélo, le Conseil d’Administration d’Ile-de-France Mobilités a voté, le 8 juillet 2020, une prise en charge partielle des dispositifs de vélos adaptés. L’aide à l’achat du vélo adapté et de ses accessoires s’élève à 50 % maximum du prix TTC (plafonnée à 1 200 €).

Les vélos et accessoires adaptés sont ceux qui répondent aux besoins de personnes en situation de handicap et/ou de mobilité réduite et/ou présentant des spécificités physiques, mentales ou cognitives les empêchant d’utiliser un vélo classique à deux roues. L’Unapei soutient cette initiative qui participe à rendre l’environnement accessible à toutes et tous et espère que cela pourra inspirer d’autres régions.

Les vélos et accessoires compris dans le dispositif sont :

  • les vélos individuels à deux roues dont la taille, le renforcement, l’enjambement et/ou l’assise sont adaptés,
  • les vélos individuels à trois roues (tricycles), que ceux-ci soient assis, semi-couchés ou couchés (trikes), équipés d’un différentiel entre les roues arrière,
  • les dispositifs de 3ème roue handbike, non électriques,
  • les accessoires permettant de faciliter l’utilisation et la maniabilité des vélos pour répondre aux besoins susmentionnés s’ils sont achetés en même temps que le vélo adapté.

Pour bénéficier de cette aide, le vélo doit avoir été acheté à partir du 1er mai 2020.

Pour plus d’informations : https://www.iledefrance-mobilites.fr/prime-velo

Pour déposer votre demande sur la plateforme dédiée : https://mes-demarches.iledefrance-mobilites.fr/account-management/idfmobilites-demandeurs/ux/#/login?redirectTo=https:%2F%2Fmes-demarches.iledefrance-mobilites.fr%2Faides%2F%23%2Fidfmobilites%2Fconnecte%2Fdashboard%2Faccueil&jwtKey=jwt-idfmobilites-portail-depot-demande-aides&footer=https:%2F%2Fmes-demarches.iledefrance-mobilites.fr%2Faides%2F%23%2Fidfmobilites%2Fmentions-legales,Mentions%20l%C3%A9gales,_self

Tarn : (encore) refoulée d'un café à cause de son handichien

Tarn : (encore) refoulée d’un café à cause de son handichien

Une femme en fauteuil roulant souhaitant entrer dans un café avec son chien d’assistance. Le patron qui fait barrage au motif que les animaux ne sont pas acceptés à l’intérieur. Le ton monte, chacun campe sur ses positions, l’une brandissant la loi, l’autre la convention collective. Cette scène s’est déroulée le 14 août 2020 à Castres, une commune du Tarn. La vidéo de l’altercation, diffusée sur la page Facebook « 2000 LOL face à la maladie » (cliquez ici pour voir la vidéo) le 17 août, est devenue virale : 3,6 millions de vues en deux jours et des dizaines de milliers de commentaires d’internautes indignés.

Interdiction d’interdire l’accès

En vacances dans le sud de la France avec sa famille, Mathilde ne s’attendait pas à provoquer un tel esclandre, bien qu’étant habituée à rappeler la législation à de nombreux commerçants… Selon la loi du 11 février 2005, l’accès aux transports et aux lieux ouverts au public, notamment, doit être autorisé aux « chiens guides d’aveugle ou d’assistance », sous peine d’écoper d’une amende de troisième classe pouvant aller jusqu’à 450 euros. « Quelle que soit la règlementation, vous ne rentrerez pas chez moi, avec ou sans chien. J’ai le droit de refuser des clients alors, hop, du vent ! », lui rétorque le patron de l’épicerie fine « Saveurs du temps ».

Pas de chien dans l’agroalimentaire ?

L’altercation a duré une heure, débouchant sur l’intervention de la police municipale et d’une main-courante. « C’est moi qui vais porter plainte contre vous parce que vous m’empêcher de travailler »,s’exclame la commerçante sur la vidéo. Le couple s’estime dans son bon droit. « Nous sommes un établissement assimilé à l’agroalimentaire puisque nous brûlons du café. Donc les animaux ne peuvent pas rentrer chez nous », explique-t-il dans les colonnes de la Dépêche du Midi, assurant que « toute cette histoire n’a rien à voir avec le handicap ». « Nous recevons régulièrement chez nous des personnes en fauteuil roulant mais pas de chien », poursuivent-ils avant d’appeler les internautes à prendre du recul. « Les quinze secondes de vidéo ne reflètent pas la réalité d’une histoire qui a duré une heure », plaident-ils, estimant que Mathilde « criait et tentait de forcer le passage ».

Privée de son autonomie

« Pour ces gens, une personne en situation de handicap ne doit pas être autonome et doit soit confier son chien (qui est essentiel pour faire mes courses, prévenir mes malaises etc.),  soit faire acheter son café » par une tierce personne, déplore Mathilde qui appelle à plus de tolérance. Une fois « remise de ses émotions », Mathilde a déposé plainte, espérant obtenir « le respect de ses droits ». Le couple de commerçants aurait fait de même face à la vague de commentaires « haineux » publiés à leur égard.

Un cas parmi tant d’autres

Malheureusement, cette polémique est loin d’être un cas isolé. Fin 2018, à Marseille, un malvoyant avec son chien avait été violement expulsé d’un magasin d’alimentation. A Pau, c’est un chauffeur de taxi qui refusait tout simplement de prendre un aveugle et son chien (articles en lien ci-dessous). En 2019, à Lyon, un chien guide avait interdiction d’entrer dans le Tribunal de grande instance, sans parler des taxis… Face à ces innombrables refus, Sophie Cluzel avait adressé, en août 2019, une circulaire à tous les préfets pour leur rappeler de faire appliquer la loi. A remettre au goût du jour ?

USA : un enfant autiste sans masque refoulé d'un avion

USA : un enfant autiste sans masque refoulé d’un avion

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Le 10 août 2020, avec ses deux enfants, Alyssa Sadler prend place à bord d’un avion de la compagnie américaine Southwest Airlines, en direction d’Houston, au Texas, pour rentrer chez elle. Alors qu’il roule sur la piste, paré pour le décollage, son fils de 3 ans, autiste, refuse catégoriquement de garder son masque. En pleine crise, il se met à hurler. Sa maman a beau expliquer à l’équipage que son trouble sensoriel l’empêche de supporter tout contact sur son visage et, malgré un certificat médical, la compagnie n’en démord pas : les masques sont obligatoires à bord pour tout passager de plus de deux ans et le handicap n’appelle aucune dérogation. Le commandant fait alors demi-tour pour débarquer la famille.

Aucune exception

La compagnie a déclaré qu’elle ne tolérait plus aucune exception pour raison médicale depuis le mois de juillet car plusieurs passagers avaient menti sur leur état de santé. Interrogé par CNN, Gary Kelly, son patron, qui affirme pourtant avoir « beaucoup d’empathie », défend sa politique : « L’exception pourrait être quelqu’un qui a le virus ». Cinq millions d’Américains sont atteints par le coronavirus et plus de 167 000 personnes en sont mortes. Southwest Airlines assure que tous ses clients en sont informés avant le départ et durant le processus d’enregistrement. D’autres compagnies aériennes américaines ont adopté une position aussi ferme, allant jusqu’à inscrire sur liste noire les passagers qui ôtent leur masque durant le vol. La famille éconduite a dû se résoudre à faire le voyage en voiture…

Et en France ?

Sur Air France, par exemple, le port du masque chirurgical est obligatoire dès l’arrivée à l’aéroport et à bord de tous les avions. Mais, concernant les enfants, il ne l’est qu’à partir de 11 ans, et seulement « conseillé » entre 3 et 11 ans. Il est, à l’inverse, « déconseillé » pour ceux de moins de 3 ans. Il n’est pas fait mention de dérogation possible en cas de handicap. Gwenn Bardiau a tenté l’expérience en voyageant le 10 août vers La Réunion avec sa fille autiste de 14 ans. « Je n’ai trouvé cette info nulle part alors j’avais pris la précaution de faire un certificat médical mais à aucun moment on ne m’a fait la moindre réflexion», témoigne-t-elle. Rappelons que le gouvernement français a décidé qu’une dérogation est possible, dans les cas où le masque est obligatoire, comme par exemple dans les transports, pour les personnes dont le handicap le rend difficilement supportable. Elles doivent néanmoins se munir d’un certificat médical justifiant de cette impossibilité et sont tenues de prendre toutes les précautions sanitaires 

Prime exceptionnelle versée avant Noël aux pro du domicile

Prime exceptionnelle versée avant Noël aux pro du domicile

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Ils étaient les « oubliés de la prime Covid », de l’aveu même d’Emmanuel Macron. « L’engagement des professionnels des services à domicile a été et demeure crucial pour prendre soin des populations vulnérables (800 000 personnes âgées et 300 000 handicapées), dans un contexte de crise sanitaire exceptionnelle », assure le gouvernement dans un communiqué. Le 4 août 2020, le chef de l’Etat faisait d’ailleurs un déplacement à Toulon à la rencontre de ces professionnels, des femmes à 97 %. 

Des primes à plusieurs vitesses

Au même titre que les soignants, les pouvoirs publics, afin de « reconnaître pleinement leur mobilisation», s’était engagé à ce qu’une « prime exceptionnelle » puisse également être versée à « ceux ayant été présents sur le terrain ». Mais il y avait un hic. Elle devait être financée par l’Assurance maladie pour les services dépendant de cette dernière (services de soins infirmiers à domicile (SSIAD)). Au-delà, le Gouvernement « souhaitait » qu’elle puisse également être accordée aux professionnels des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) dont le financement relève des conseils départementaux (article en lien ci-dessous). En dépit des intentions, louable, cette option s’est heurtée à de grandes disparités selon les départements : de 1 500 à 0 euros en fonction des capacités financières de chacun. Cette « injustice » n’a pas manqué de susciter la colère de certains professionnels concernés et de leurs représentants.

Avant fin 2020

Après échanges entre le Premier ministre et la ministre déléguée à l’autonomie, en lien avec la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, l’ADF (Assemblée des départements de France) a souhaité « encourager fortement la dynamique des collectivités départementales s’engageant dans le versement de primes aux salariés du secteur ». Pour les soutenir, l’Etat a donc décidé de mobiliser une aide exceptionnelle de 80 millions d’euros. Mais à une condition ! Que les départements s’engagent sur le même montant avant septembre, portant donc l’enveloppe globale à 160 millions d’euros. Elle a été calculée pour permettre le versement de primes de 1 000 euros au prorata du temps passé, et sera répartie par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Cette aide, qui devra être accordée avant Noël, entre septembre et décembre, sera « non imposable et non soumise à prélèvements sociaux ». 320 000 aides à domiciles seraient concernées. Les conseils départementaux l’ayant déjà attribuée seront éligibles au soutien national. L’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux) se « félicite » de cette mesure.  

Revaloriser les métiers du soin et du lien

Au-delà, l’Etat et l’ADF continueront à « collaborer dans le cadre de la réforme Grand âge et autonomie pour revaloriser les métiers du ‘prendre soin’ qui accompagnent les personnes âgées dépendantes et en situation de handicap », assure le gouvernement. Un rapport présenté en juin 2020 à l’Assemblée appelait à mettre la main au porte-monnaie pour « les métiers qui permettent de tisser du lien du berceau à la tombe », dressant 43 propositions pour améliorer les conditions d’exercice des assistantes maternelles, accompagnantes d’enfant en situation de handicap (AESH), animatrices périscolaires, et aides à domicile, particulièrement mises en lumière pendant la crise du coronavirus. L’Uniopss, qui atteste des « difficultés à recruter dans ces secteurs » se « satisfait de l’engagement de renforcer l’attractivité des métiers » et considère l’annonce du Président de la République comme une « avancée ». De son côté, le Collectif handicaps «salue ces déclarations claires sur le périmètre de la loi autonomie qui devra inclure les situations de handicap et le grand âge ».

HANDIEASY vous annonce la sortie d’un nouveau produit

Bonjour,

HANDIEASY vous annonce la sortie d’un nouveau produit. 

La gourde de HANDIEASY permet aux utilisateurs ayant des difficultés de préhension de s’hydratés seul. Elle est idéale pour les fauteuils roulants, les lits… Aide les personnes handicapées, blessées ou souffrant d’autres affections, notamment la paralysie cérébrale ou la sclérose en plaques. L’hydratation est importante pour votre corps, votre cœur, votre cerveau et vos muscles. Et selon votre mobilité, boire dans un verre n’est pas toujours une tâche facile. C’est là que la gourde de HANDIEASY vous viens en aide. La gourde de HANDIEASY offre à l’utilisateur, enfant ou adulte, un autre niveau d’indépendance et libère également le parent, l’aidant ou le soignant.

HANDIEASY vous souhaite un bel été.

A très bientôt,

AAH : la pension de retraite automatique dès le 1er juillet

AAH : la pension de retraite automatique dès le 1er juillet

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Bonne nouvelle pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020, à compter du 1er juillet 2020, ceux qui n’exercent pas d’activité professionnelle et atteignent l’âge légal de départ à la retraite (soit 62 ans à ce jour) se voient attribuer leur pension retraite automatiquement. C’est écrit noir sur blanc dans le décret n° 2020-809 du 29 juin 2020 paru au Journal officiel le lendemain.

Eviter les oublis

Depuis 2017, un assuré peut cumuler l’AAH et sa pension de retraite, dès 62 ans, lorsque son taux d’incapacité est supérieur à 80 %. C’est ce qu’on appelle « l’allocation différentielle », qui vient en complément de la pension de retraite jusqu’au maximum du montant de l’AAH à taux plein (902,70 par mois depuis le 1er avril 2020). Si la pension de retraite est supérieure à ce plafond, l’allocation n’est pas versée. Jusqu’à maintenant, pour continuer à percevoir l’AAH, l’allocataire avait l’obligation de « liquider » sa retraite, et ce même s’il ne pouvait prétendre à une pension, avant son départ, en réalisant lui-même la démarche auprès de la ou des caisses auxquelles il avait cotisé. En cas d’oubli, le droit AAH était suspendu. Désormais, plus de risque, cette procédure sera automatisée par les Caf (Caisses d’allocations familiales). Objectif ? Simplifier cette transition et prévenir les « ruptures de droits » qui peuvent laisser certaines personnes sans ressources durant des mois.

Six mois avant les 62 ans

Le texte précise qu’au plus tard six mois avant d’atteindre l’âge prévu, l’assuré est informé par écrit par la caisse chargée de la liquidation de l’attribution automatique de sa pension de retraite. Il a néanmoins le droit de s’y opposer au plus tard quatre mois avant cette date, en adressant une lettre par écrit avec accusé de réception. Pour les personnes qui poursuivent une activité professionnelle après 62 ans, cette procédure de liquidation automatique ne s’appliquera pas et elles devront faire les démarches auprès de leur caisse de retraite quand elles prendront leur décision.

Rappelons qu’en cas d’incapacité de 50 à 79%, il n’est pas possible de cumuler l’AAH avec une pension de retraite. À partir de 62 ans, les bénéficiaires basculent sur le régime de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

MDPH : avec la crise, gare aux arnaques par téléphone

MDPH : avec la crise, gare aux arnaques par téléphone

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Jamais le numérique n’avait été autant sollicité. Confinement oblige, les internautes se sont rués sur leur smartphone et autres outils de communication à distance. « Depuis l’apparition des premiers cas de Coronavirus, les arnaques de la part de sociétés et d’individus malveillants se multiplient », attestait la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) dès le 20 avril 2020. Vente de masques chirurgicaux, de gels hydroalcooliques ou de médicaments, cagnottes frauduleuses, messages bancaires trompeurs… Ou encore la dernière en date, par SMS : « Vous avez croisé un malade Covid-19 », les malveillants étant inspirés par les opportunités offertes par le « contact tracing ». Toutes sortes d’escroqueries ont proliféré, n’épargnant pas le champ du handicap…

Les MDPH ciblées

Des appels téléphoniques frauduleux usurpant l’identité des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) se sont multipliés, prévient la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). « Des escrocs se font passer pour des agents des MDPH désireux d’aider les usagers dans leur utilisation du téléservice MDPH en ligne. Ils en profitent alors pour subtiliser des informations personnelles et ainsi usurper l’identité de la personne aidée », explique-t-elle.   

Dans ce contexte, elle recommande de :

  • Ne jamais transmettre votre mot de passe du téléservice « MDPH en ligne ».
  • Au moindre doute sur l’identité de votre interlocuteur, contactez votre MDPH pour vous assurer que vous n’avez pas affaire à un escroc. Leurs coordonnées figurent en bas de page sur votre compte « MDPH en ligne ».
  • Changez régulièrement votre mot de passe.
  • Limitez autant que possible l’envoi de données personnelles par mail (documents d’identité, renseignements concernant votre demande en ligne, …). Ne transférez ces informations qu’à la demande explicite de votre MDPH. Privilégiez l’utilisation du téléservice.

Les MDPH ont rouvert progressivement leurs portes et de manière adaptée aux contextes locaux depuis le 11 mai 2020. Un accueil téléphonique renforcé reste proposé.

Un site MDPH frauduleux

Déjà signalées il y a quelques mois, d’autres pratiques abusives tentent d’aider les usagers dans leur démarche auprès des MDPH contre rémunération, via un numéro payant (3 euros l’appel) et la vente de formulaires administratifs à 19 euros alors qu’ils sont totalement gratuits. Malgré les signalements auprès de la répression des fraudes, le site incriminé échappe à la loi française parce qu’il est géré depuis l’étranger.

Pour signaler des contenus ou des comportements illicites sur internet, connectez-vous au site  www.internet-signalement.gouv.fr. Le site cybermalveillance.gouv.fr appelle, quant à lui, au renforcement de la vigilance et propose un kit de sensibilisation qui vise à informer les internautes sur les questions de sécurité du numérique en partageant les bonnes pratiques.

MDPH : les personnes handicapées en ont marre d’attendre

MDPH : les personnes handicapées en ont marre d’attendre

je suis pas d’accord, cela est différent d’une MDPH á l’autre. Dans mon cas la semaine dernière mon dossier pour une demande d’aide technique a été finalisé en 7 jours.

(j’ai pris cet article sur le site faire-face.fr)

Près de sept personnes handicapées sur dix estiment que leur MDPH met trop de temps à répondre à leur demande : quatre mois et 12 jours en moyenne. Plus généralement, seul un usager sur trois s’estime satisfait de ce guichet unique.

L’impatience gagne les usagers des MDPH. Voilà résumé, de manière lapidaire, l’un des principaux résultats de l’enquête nationale de satisfaction sur les Maisons départementales des personnes handicapées. 24 000 internautes ont répondu à cette enquête en ligne menée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie en 2019. Ce nombre élevé de participants prouve l’importance qu’ils accordent à ce dispositif d’accès aux droits.

Près de six mois d’attente pour la PCH

Mais près de sept répondants sur dix (67 %) ne sont pas satisfaits du temps de réponse de la MDPH à leur demande d’aide. En 2018, le délai moyen de réponses’élevait en effet à quatre mois et 12 jours. C’est seulement quatre jours de mieux qu’en 2016.

Et il monte à 5,5 mois pour la prestation de compensation du handicap pour les 20-59 ans.

Délai moyen d’attente très variable d’un département à l’autre

De plus, la situation varie énormément d’un département à l’autre. C’est ce que révèle la synthèse des rapports d’activité des MDPH pour 2017, la dernière année disponible.

En Haute-Corse, dans la Meuse et en Charente, les meilleurs élèves, le délai moyen ne dépasse pas deux mois. Le Calvados et l’Essonne sont à la traîne : là-bas, il faut attendre respectivement neuf et huit mois. Mayotte est hors sujet avec 16 mois !

Un peu moins long pour les enfants

Pour les demandes relatives aux enfants, l’attente est un un peu moins longue : trois mois et 20 jours en moyenne. Mais à l’inverse de ce qui se passe pour les adultes, elle a tendance à s’allonger.

Plus généralement, les résultats de l’enquête montrent que les MDPH et les prestations ne sont pas à la hauteur des besoins des personnes handicapées.

Seule une personne sur deux estime connaître ses droits

Seul un répondant sur 3 (36 %) reconnaît être satisfait de sa MDPH. Les deux tiers restants se partagent entre moyennement satisfait (37 %) et pas satisfait (27 %). Idem pour les aides, dans les mêmes ordres de grandeur. Ou pour la facilité à contacter la MDPH  : seuls 34 % avouent leur satisfaction.

Presque plus inquiétant encore : seule une personne sur deux a compris les droits et les aides auxquels elle peut prétendre.

Des agents accueillants

Il faut toutefois souligner quelques notes – plus – positives. 62 % des usagers trouvent que les agents de la MDPH sont accueillants. Et autant estiment qu’ils ont pu exprimer leurs besoins et leurs souhaits. Maigre consolation.

(*) Les délais moyens de traitement courent de la date de recevabilité du dossier à la date de décision.

Et vous, combien de temps devrez vous attendre ?

Vous voulez connaître le délai moyen d’attente dans votre département ? Cliquez sur ce lien. Puis rendez-vous à la page 110 de ce rapport de la CNSA.