Rebond du Covid, protocole sanitaire dans le médico-social?

Rebond du Covid, protocole sanitaire dans le médico-social?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Lors du Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN), Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au handicap, dévoile les recommandations applicables aux structures qui accompagnent et prennent en charge les enfants et adultes en situation de handicap afin de faire face au rebond épidémique. Ces mesures et gestes de protection sanitaire s’inscrivent « dans la continuité de celles prises durant le confinement, puis de la reprise d’activité ». Le secrétariat d’Etat promet la mise en place d’une FAQ (foire aux questions) actualisée chaque jour, des rendez-vous hebdomadaires avec les associations gestionnaires et l’organisation, tous les 15 jours, d’entretiens avec les ARS (Agences régionales de santé).

Quelles mesures ?

Les admissions et accueils temporaires restent ouverts, sauf situation sanitaire exceptionnelle, et prennent en compte les impossibilités d’alternative, les répits d’urgence. Les accueils de jour sont maintenus, en assurant une surveillance renforcée. Toute évolution est concertée et doit être associée à la mise en place d’une continuité d’accompagnement. Les directeurs d’établissement décident des mesures applicables localement, après concertation collégiale avec l’équipe soignante, les médecins coordonnateurs ou avec le référent médical, en fonction de la situation sanitaire de la structure et dans le respect des préconisations des ARS. La mise en œuvre des mesures doit systématiquement donner lieu à une consultation du Conseil de vie sociale et est communiquée aux personnes.

Détail des nouvelles règles

Voici les principales modifications et ajouts au protocole 1ère vague Covid-19.

1. En cas d’accueil d’une part importante de personnes à risque de forme grave
• Élargissement de l’astreinte personnes âgées au public personnes handicapées 
• Articulation avec les communautés 360 et le numéro vert d’aide national 0 800 360 360
• Rappel des protocoles et spécificité de prise en charge des personnes handicapées (notamment aux centres 15) 
• Ajout d’une partie dédiée au port du masque : rappel des mesures en vigueur depuis le 20 juillet (professionnels, intervenants = masques chirurgicaux ou inclusifs) et rappel des dérogations possibles pour les personnes en situation de handicap 
• Ajout d’une partie dédiée à la restauration collective (faculté ouverte selon la situation intra-muros) 
• Ajout d’une partie sur l’organisation des transports (mesures graduées selon l’âge et le handicap ; masque ou distance, transport individuel privilégié pour les enfants à risque de forme grave qui ne peuvent porter le masque)
• Admissions et accueils temporaires (restant possibles sauf situation sanitaire exceptionnelle) 
• Accueils de jour : maintien avec surveillance renforcée, possibilité de fermeture concertée avec mise en place d’une continuité d’accompagnement 
• Limitation des sorties aux situations exceptionnelles en présence d’un premier cas de Covid, dans l’attente des résultats des tests. Surveillance au retour.

2. S’il n’y a pas une part importante de personnes à risque de forme grave
• Organisation des accompagnements et activités dans l’enceinte et en dehors de l’établissement selon l’âge des personnes, la distance du déplacement  
• Admissions toujours possibles sauf situation sanitaire exceptionnelle (suspension en cas de transmission avérée) 
• Maintien ouvert de principe des accueils de jour
• Limitation des sorties aux situations exceptionnelles en présence d’un premier cas de Covid, dans l’attente des résultats des tests. Surveillance au retour.

Des heures sup à +50 %

Rappelons par ailleurs que, de manière exceptionnelle et pour la période située entre le 1er octobre et le 31 décembre 2020, les heures supplémentaires réalisées pendant l’épidémie du virus Covid-19 par les agents affectés dans les établissements publics de santé et établissements publics locaux accueillant des personnes âgées et handicapées relevant de la fonction publique hospitalière seront majorées de 50%. Cette mesure représente un engagement de près de 4 millions d’euros pour le médico-social.

MDPH: fin des délais interminables pour obtenir ses droits?

MDPH: fin des délais interminables pour obtenir ses droits?

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Elles informent, accompagnent et instruisent les demandes d’aides mais sont parfois débordées : les 104 maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) vont faire l’objet d’un vaste chantier d’amélioration, pour les rendre plus efficaces et réduire les disparités entre territoires, ont annoncé, le 15 octobre 2020, le gouvernement et les départements.

Un baromètre pour mesurer les progrès

Cette démarche vise à « simplifier la vie quotidienne des personnes handicapées« , et notamment leur « accès aux droits« , a expliqué à l’AFP la secrétaire d’Etat au Handicap, Sophie Cluzel, qui doit lancer, dans la foulée, à La Rochelle ce chantier d' »amélioration du service public« , avec le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau. Le lancement de cette « feuille de route MDPH 2022 » se traduira notamment par la publication d’un « baromètre« , lancé dès le 15 octobre et actualisé ensuite tous les trimestres, et qui permettra au grand public de mesurer les progrès accomplis. Cet indicateur inclura, pour chaque MDPH, des données sur le délai de traitement des demandes ou le taux de satisfaction des usagers. Il permettra également de vérifier que la structure se conforme aux instructions gouvernementales de délivrer désormais des droits « à vie« , afin qu’une personne aveugle ou amputée n’ait plus à justifier régulièrement qu’elle est toujours handicapée.

Une enveloppe de 25 millions d’euros

Les MDPH constituent, pour les personnes handicapées, le principal guichet d’accès à leurs droits. Elles déterminent le taux d’incapacité des personnes et instruisent chaque année, pour 1,7 million de bénéficiaires, quelque 4,5 millions de demandes d’aides, qu’elles soient financières, matérielles ou humaines, pour la vie quotidienne, la scolarité ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement consacrera 25 millions d’euros en 2021 à ce chantier d’amélioration du service rendu, dont 10 millions « spécifiquement consacrés au rattrapage des retards les plus importants dans le traitement des demandes« .

Former pour en finir avec l’inégalité territoriale ?

L’accent sera également mis sur la formation des professionnels. Les disparités sont parfois importantes d’un département à l’autre, avec des délais de traitement qui peuvent aller de deux mois et demi à plus d’un an. Des différences qu' »on ne peut plus accepter« , selon Mme Cluzel. Pour l’association APF France Handicap, qui « salue la démarche« , « il était temps que cette question » de l’efficacité des MDPH « soit mise sur la table« . L’inéquité territoriale, « c’est une vraie question », pointe Malika Boubekeur, chargée de ces dossiers à l’association. Elle cite ainsi le cas d’une personne dont les droits, qui lui avaient été accordés à vie, ont été revus à la baisse par une autre MDPH, après un déménagement.

[13 octobre] Parcours des solutions pour l’accessibilité

Paris&co organise un parcours des solutions, belle idée pour des rencontres , venez découvrir HANDIEASY parmi les 35 solutions innovantes.

Mardi 13 octobre à 14h

Cette rencontre, avec le soutien de la Ville de Paris, du Groupe Macif et de la Direction régionale Ile-de-France de Pôle Emploi, est un événement citoyen dédié à vous proposer 35 solutions innovantes visant à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

Voyageur TGV en fauteuil : des réduc pour 3 accompagnateurs

Voyageur TGV en fauteuil : des réduc pour 3 accompagnateurs

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Voyageur en fauteuil roulant sur le réseau TGV, la SNCF propose désormais une réduction sur le billet de première classe pour trois personnes voyageant avec vous (en plus de l’accompagnateur). Cette appréciable mesure, qui date de fin mars 2020, est pourtant restée bien secrète. Elle a été dénichée par Franck Seuret, notre confrère de Faire face.

Des groupes séparés

Pourquoi une telle mesure ? Dans les TGV, les voyageurs en fauteuil roulant sont contraints de voyager dans des espaces dédiés mais qui sont situés uniquement en première classe ; ils doivent néanmoins s’acquitter d’un billet de seconde classe. La personne qui les accompagne bénéficie, quant à elle, de la gratuité (si la Carte mobilité inclusion comporte la mention besoin d’accompagnement) ou d’une réduction de 50 % (pour les autres). Et que se passe-t-il lorsque ce PMR voyage avec d’autres membres de sa famille, des collègues ou amis ? Le groupe est séparé, à moins d’acheter un billet de première classe pour chacun… Mais ça c’était avant. « Nous dénoncions cette situation depuis des années », explique Nicolas Mérille, conseiller national accessibilité APF France handicap, au media Faire face.

Une offre encore méconnue

Les revendications ont porté leurs fruits et la SNCF propose donc désormais un « tarif accompagnateur UFR (usagers de fauteuil roulant) » pour trois personnes, adultes ou enfants. Soit 30 % de réduction sur le prix première classe, qui permet, selon les horaires, d’obtenir parfois des tarifs inférieurs au billet de seconde. Cette offre n’est, pour le moment, pas disponible en ligne et doit être sollicitée en gare (guichet ou borne), dans les boutiques SNCF ou par téléphone au 36 35. Faire face déplore néanmoins, après test, que peu d’agents soient pour l’instant informés et précise dans un tweet « Insistez car l’info a encore du mal à circuler ! ». En effet, ne figurant nulle part sur le site de la SNCF, elle a dû être confirmée par mail par le service de communication de la compagnie. Elle devrait être reprise dans la prochaine version des tarifs voyageurs.

salon E-Tonomy les 30 septembre et 1er octobre sur le stand virtuel

HANDIEASY participera au salon E-Tonomy les 30 septembre et 1er octobre sur le stand virtuel.

Handieasy vous annoncera un nouveau service.

Nouveauté cette année : le Salon E-Tonomy se décline aussi en format hybride, avec la possibilité d’accéder aux exposants, aux conférences et aux temps forts à distance via la plate-forme numérique dédiée.
Inscrivez-vous gratuitement dès maintenant : https://www.e-tonomy-virtuel.fr

Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

Emploi : les masques inclusifs transparents pris en charge

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)


Les masques dits « inclusifs » seront pris en charge par le Fiphfp et l’Agefiph, les deux fonds dédiés à l’emploi des personnes handicapées dans le public et le privé. C’est l’annonce faite par les ministres du Travail et du Handicap le 11 septembre 2020. Elle fait suite à l’obligation du port du masque sur le lieu de travail en vigueur depuis le 1erseptembre.

Voir le visage

Rappelons que le masque inclusif comporte une large fenêtre en plastique qui permet de voir les lèvres de celui qui le porte (article en lien ci-dessous). Il s’avère particulièrement opportun dans la communication avec les personnes sourdes. Pour Françoise Descamps-Crosnier, présidente du Comité national du Fiphfp, cette « période particulière(…) a mis en lumière la situation de profond désarroi » de certains publics. Ces masques transparents entendent donc « répondre aux besoins d’interaction avec toutes les personnes sourdes et malentendantes et leur entourage ». Mais pas que… Les bénéfices d’un tel outil concernent également ceux qui ont des difficultés de compréhension et pour lesquels la bouche et le sourire sont très importants. On pense, notamment, aux personnes autistes.

Un plan de relance global

Dans le cadre du Plan de relance, avec les 100 millions dédiés au soutien de l’emploi des personnes en situation de handicap, « ces dispositifs participent à lever les freins au recrutement des personnes en situation de handicap mais également à maintenir les conditions de travail de ceux qui sont en activité professionnelle », a déclaré Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap. Elle salue la « mobilisation rapide des deux Fonds ». Quelles sont les modalités de prise en charge ? Elles varient pour le public et le privé…

Aide de l’Agefiph pour le secteur privé

  • Aide exceptionnelle concernant les surcoûts des équipements spécifiques de prévention du risque Covid, comprenant tous les équipements de protection spécifiques au bénéfice d’une personne handicapée et du collectif dans lequel elle travaille.
  • Financement du surcoût entre le prix d’un masque classique et le prix d’un masque inclusif, sur la base du coût réel supporté par l’entreprise (sachant que le coût des masques inclusifs agréés n’excède pas 15 euros).
  • Eligibilité du salarié handicapé et de son collectif de travail. Par exemple, si un service compte 10 salariés dont une personne en situation de handicap sourde ou malentendante, la prise en charge de l’Agefiph portera sur le nombre de masques nécessaires pour tous.
  • Prise en charge des besoins pour une période de 3 mois renouvelable en fonction de l’évolution du contexte sanitaire.
  • Toutes les situations exceptionnelles, entraînant des surcoûts seront étudiées par l’Agefiph en vue d’une aide au financement.

Aide du Fiphfp pour le public

  • Aide au titre de « l’aide à l’environnement de travail ».
  • Financement à hauteur de 80% du coût du masque inclusif, dans la limite de 12 € maximum de prise en charge par masque. Par exemple, pour un masque au prix de 15 € TTC, le Fiphfp finance 80% du coût, soit 12 €. Le reste à charge pour l’employeur est alors de 3 €.
  • Eligibilité de l’agent handicapé et de son collectif de travail (note circonstanciée de l’employeur justifiant la quantité demandée à fournir).
  • Mesure exceptionnelle applicable à titre expérimental pour une durée de 3 mois (renouvelable en fonction de l’évolution de la situation).

« Plus de 100 000 masques seront fabriqués d’ici à la fin du mois de septembre. Des masques transparents, réutilisables, lavables 25 fois à 60 °C, qui vont être disponibles en grand nombre dans le courant de l’automne », a assuré Sophie Cluzel. Le gouvernement a par ailleurs promis que tous les enseignants de maternelle et ceux ayant dans leur classe des élèves malentendants en seront bientôt équipés.

Gaming adapté : HitClic imprime vos joysticks sur mesure

Gaming adapté : HitClic imprime vos joysticks sur mesure

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

L’un des objectifs de la société HitClic est d’adapter les contrôleurs de jeu vidéo à la motricité des joueurs, notamment en situation de handicap, car il leur est parfois impossible d’utiliser les petits joysticks des manettes standard. Certains gamers attendent de l’industrie du jeu vidéo de pouvoir jouer avec une main, les poings, une phalange ou encore avec les pieds ou la bouche. Pour répondre à leurs exigences, des solutions ont vu le jour ces dernières années, surtout du côté de Microsoft avec sa solution Xbox Adaptive Controler. Ce système très souple permet de connecter à la console n’importe quel contacteur.

Une gamme de joysticks

Mais, pour ce qui est des joysticks permettant le déplacement du joueur dans les jeux vidéo, l’offre adaptée au handicap de chacun s’avère inexistante en Europe. HitClic a donc conçu une gamme de de toutes formes et caractéristiques pour répondre à ce besoin : joystick Arcade robustes, analogiques, miniatures, sensibles. Ils peuvent être commandés seuls, afin de les brancher directement sur le Xbox Adaptive Controler, mais sont aussi disponibles sur les boitiers gaming type Arcade, compatibles sur PS4Nintendo Switch ou PC.

Ergonomie sur mesure

Pour compléter cette offre, il fallait également être capable de proposer une ergonomie adaptée à chaque situation. En effet, les mains d’un adulte ou d’un enfant n’ont pas les mêmes dimensions ; il existe par ailleurs de multiples façons de jouer avec la bouche. HitClic utilise donc la technologie de l’impression 3D afin de proposer des poignées sur mesure. Ce procédé est particulièrement adapté aux produits destinés aux gamers avec une motricité réduite. La réalisation de la poignée est rapide (quelques jours) et peu coûteuse, et permet de façonner des pièces uniques.

A un prix correct

Le souci constant de la société HitClic est de pouvoir proposer du matériel adapté à un prix correct. Pour y parvenir, les produits sont conçus grâce à un savant mélange entre industrialisation et impression 3D. Les boitiers plastiques des joysticks ou des boitiers gaming Arcade sont réalisés en petite série par nos sous-traitants ; la conception, la fabrication des poignées en 3D et le montage final étant opérés dans notre atelier du Var.

Prenez contact avec HitClic afin d’étudier votre besoin spécifique. Si la meilleure solution n’est pas directement proposée sur le site internet de la société, l’équipe établira un devis personnalisé afin de répondre à votre profil.

La région Ile-de-France offre une prime à l’achat pour les vélos adaptés

La région Ile-de-France offre une prime à l’achat pour les vélos adaptés

j’ai pris cet article sur le site unapei.org)


L’Unapei salue l’aide proposée par la région Ile-de-France pour les personnes souhaitant acheter un vélo et notamment un vélo adapté. Dans le cadre de la politique de développement de la pratique du vélo, le Conseil d’Administration d’Ile-de-France Mobilités a voté, le 8 juillet 2020, une prise en charge partielle des dispositifs de vélos adaptés. L’aide à l’achat du vélo adapté et de ses accessoires s’élève à 50 % maximum du prix TTC (plafonnée à 1 200 €).

Les vélos et accessoires adaptés sont ceux qui répondent aux besoins de personnes en situation de handicap et/ou de mobilité réduite et/ou présentant des spécificités physiques, mentales ou cognitives les empêchant d’utiliser un vélo classique à deux roues. L’Unapei soutient cette initiative qui participe à rendre l’environnement accessible à toutes et tous et espère que cela pourra inspirer d’autres régions.

Les vélos et accessoires compris dans le dispositif sont :

  • les vélos individuels à deux roues dont la taille, le renforcement, l’enjambement et/ou l’assise sont adaptés,
  • les vélos individuels à trois roues (tricycles), que ceux-ci soient assis, semi-couchés ou couchés (trikes), équipés d’un différentiel entre les roues arrière,
  • les dispositifs de 3ème roue handbike, non électriques,
  • les accessoires permettant de faciliter l’utilisation et la maniabilité des vélos pour répondre aux besoins susmentionnés s’ils sont achetés en même temps que le vélo adapté.

Pour bénéficier de cette aide, le vélo doit avoir été acheté à partir du 1er mai 2020.

Pour plus d’informations : https://www.iledefrance-mobilites.fr/prime-velo

Pour déposer votre demande sur la plateforme dédiée : https://mes-demarches.iledefrance-mobilites.fr/account-management/idfmobilites-demandeurs/ux/#/login?redirectTo=https:%2F%2Fmes-demarches.iledefrance-mobilites.fr%2Faides%2F%23%2Fidfmobilites%2Fconnecte%2Fdashboard%2Faccueil&jwtKey=jwt-idfmobilites-portail-depot-demande-aides&footer=https:%2F%2Fmes-demarches.iledefrance-mobilites.fr%2Faides%2F%23%2Fidfmobilites%2Fmentions-legales,Mentions%20l%C3%A9gales,_self

Tarn : (encore) refoulée d'un café à cause de son handichien

Tarn : (encore) refoulée d’un café à cause de son handichien

Une femme en fauteuil roulant souhaitant entrer dans un café avec son chien d’assistance. Le patron qui fait barrage au motif que les animaux ne sont pas acceptés à l’intérieur. Le ton monte, chacun campe sur ses positions, l’une brandissant la loi, l’autre la convention collective. Cette scène s’est déroulée le 14 août 2020 à Castres, une commune du Tarn. La vidéo de l’altercation, diffusée sur la page Facebook « 2000 LOL face à la maladie » (cliquez ici pour voir la vidéo) le 17 août, est devenue virale : 3,6 millions de vues en deux jours et des dizaines de milliers de commentaires d’internautes indignés.

Interdiction d’interdire l’accès

En vacances dans le sud de la France avec sa famille, Mathilde ne s’attendait pas à provoquer un tel esclandre, bien qu’étant habituée à rappeler la législation à de nombreux commerçants… Selon la loi du 11 février 2005, l’accès aux transports et aux lieux ouverts au public, notamment, doit être autorisé aux « chiens guides d’aveugle ou d’assistance », sous peine d’écoper d’une amende de troisième classe pouvant aller jusqu’à 450 euros. « Quelle que soit la règlementation, vous ne rentrerez pas chez moi, avec ou sans chien. J’ai le droit de refuser des clients alors, hop, du vent ! », lui rétorque le patron de l’épicerie fine « Saveurs du temps ».

Pas de chien dans l’agroalimentaire ?

L’altercation a duré une heure, débouchant sur l’intervention de la police municipale et d’une main-courante. « C’est moi qui vais porter plainte contre vous parce que vous m’empêcher de travailler »,s’exclame la commerçante sur la vidéo. Le couple s’estime dans son bon droit. « Nous sommes un établissement assimilé à l’agroalimentaire puisque nous brûlons du café. Donc les animaux ne peuvent pas rentrer chez nous », explique-t-il dans les colonnes de la Dépêche du Midi, assurant que « toute cette histoire n’a rien à voir avec le handicap ». « Nous recevons régulièrement chez nous des personnes en fauteuil roulant mais pas de chien », poursuivent-ils avant d’appeler les internautes à prendre du recul. « Les quinze secondes de vidéo ne reflètent pas la réalité d’une histoire qui a duré une heure », plaident-ils, estimant que Mathilde « criait et tentait de forcer le passage ».

Privée de son autonomie

« Pour ces gens, une personne en situation de handicap ne doit pas être autonome et doit soit confier son chien (qui est essentiel pour faire mes courses, prévenir mes malaises etc.),  soit faire acheter son café » par une tierce personne, déplore Mathilde qui appelle à plus de tolérance. Une fois « remise de ses émotions », Mathilde a déposé plainte, espérant obtenir « le respect de ses droits ». Le couple de commerçants aurait fait de même face à la vague de commentaires « haineux » publiés à leur égard.

Un cas parmi tant d’autres

Malheureusement, cette polémique est loin d’être un cas isolé. Fin 2018, à Marseille, un malvoyant avec son chien avait été violement expulsé d’un magasin d’alimentation. A Pau, c’est un chauffeur de taxi qui refusait tout simplement de prendre un aveugle et son chien (articles en lien ci-dessous). En 2019, à Lyon, un chien guide avait interdiction d’entrer dans le Tribunal de grande instance, sans parler des taxis… Face à ces innombrables refus, Sophie Cluzel avait adressé, en août 2019, une circulaire à tous les préfets pour leur rappeler de faire appliquer la loi. A remettre au goût du jour ?

USA : un enfant autiste sans masque refoulé d'un avion

USA : un enfant autiste sans masque refoulé d’un avion

(j’ai pris cet article sur le site handicap.fr)

Le 10 août 2020, avec ses deux enfants, Alyssa Sadler prend place à bord d’un avion de la compagnie américaine Southwest Airlines, en direction d’Houston, au Texas, pour rentrer chez elle. Alors qu’il roule sur la piste, paré pour le décollage, son fils de 3 ans, autiste, refuse catégoriquement de garder son masque. En pleine crise, il se met à hurler. Sa maman a beau expliquer à l’équipage que son trouble sensoriel l’empêche de supporter tout contact sur son visage et, malgré un certificat médical, la compagnie n’en démord pas : les masques sont obligatoires à bord pour tout passager de plus de deux ans et le handicap n’appelle aucune dérogation. Le commandant fait alors demi-tour pour débarquer la famille.

Aucune exception

La compagnie a déclaré qu’elle ne tolérait plus aucune exception pour raison médicale depuis le mois de juillet car plusieurs passagers avaient menti sur leur état de santé. Interrogé par CNN, Gary Kelly, son patron, qui affirme pourtant avoir « beaucoup d’empathie », défend sa politique : « L’exception pourrait être quelqu’un qui a le virus ». Cinq millions d’Américains sont atteints par le coronavirus et plus de 167 000 personnes en sont mortes. Southwest Airlines assure que tous ses clients en sont informés avant le départ et durant le processus d’enregistrement. D’autres compagnies aériennes américaines ont adopté une position aussi ferme, allant jusqu’à inscrire sur liste noire les passagers qui ôtent leur masque durant le vol. La famille éconduite a dû se résoudre à faire le voyage en voiture…

Et en France ?

Sur Air France, par exemple, le port du masque chirurgical est obligatoire dès l’arrivée à l’aéroport et à bord de tous les avions. Mais, concernant les enfants, il ne l’est qu’à partir de 11 ans, et seulement « conseillé » entre 3 et 11 ans. Il est, à l’inverse, « déconseillé » pour ceux de moins de 3 ans. Il n’est pas fait mention de dérogation possible en cas de handicap. Gwenn Bardiau a tenté l’expérience en voyageant le 10 août vers La Réunion avec sa fille autiste de 14 ans. « Je n’ai trouvé cette info nulle part alors j’avais pris la précaution de faire un certificat médical mais à aucun moment on ne m’a fait la moindre réflexion», témoigne-t-elle. Rappelons que le gouvernement français a décidé qu’une dérogation est possible, dans les cas où le masque est obligatoire, comme par exemple dans les transports, pour les personnes dont le handicap le rend difficilement supportable. Elles doivent néanmoins se munir d’un certificat médical justifiant de cette impossibilité et sont tenues de prendre toutes les précautions sanitaires