Secours - une housse de ceinture pour informer d'un handicap

Secours – une housse de ceinture pour informer d’un handicap

C’est en se demandant comment elle ferait pour prévenir du handicap de sa fille en cas d’accident la laissant incapable de parler aux secours, qu’une australienne a inventé une housse de ceinture préventive…

Que faire en cas d’accident de voiture pour prévenir que l’on est porteur un handicap, d’un implant, d’une maladie particulière ou d’autisme ? C’est la question a laquelle a tenté de répondre une maman australienne de 5 enfants, Nathalie Bell en ayant l’ingénieuse idée de fabriquer une housse de ceinture de sécurité indiquant que sa fille est porteuse d’un implant cochléaire, qui implique qu’elle ne peut pas passer d’IRM notamment.

C’est par pure angoisse de ne pas pouvoir indiquer aux secours les soucis de santé de sa fille en cas d’accident de la route la rendant inconsciente qu’elle a eu l’idée de ces coussins préventifs. En publiant son invention sur sa page Facebook, le succès a été immédiat et salué par le public mais également par les professionnels, qui pensent que cela serait un vrai gain de temps lors d’accidents corporels.

Disponible sur sa boutique 

personalisedbynat.com, les housses de Nathalie Bell sont vendues environ 13€ et sont déclinables pour les sac à dos, Quatorze maladies et handicap sont disponibles, y compris la maladie d’Alzheimer pour les adultes avec un déficit cognitif. Les messages de la collection ne sont disponibles qu’en anglais mais il est possible d’acheter une housse neutre et d’y faire inscrire des infos personnalisées.

Une maman lance l'extra'box pour parents d'enfant handicapé

Une maman lance l’extra’box pour parents d’enfant handicapé

Il y a 11 ans, Sonia Sammou met au monde une petite Lina, atteinte du syndrome d’Angelman, une maladie génétique rare provoquant un retard mental et moteur. En plus des difficultés du quotidien, la jeune maman doit alors se confronter au dédale administratif. Pour épargner cette épreuve supplémentaire aux familles, elle a donc imaginé My Extra’Box, une valisette blanche dans laquelle est rassemblée toute la documentation nécessaire.

C’est à Saint-Nicolas-de-Port, une bourgade de Meurthe-et-Moselle, que tout a commencé. Depuis son domicile, Sonia fait le tri dans un méandre de papiers, pour en extirper l’essentiel. Des travailleurs handicapés sont ensuite sollicités pour confectionner l’enveloppe extérieure. Pour en profiter, inutile de verser un centime, cette « box » est délivrée gratuitement par les professionnels de santé. Besoin de précisions ? Un site Internet et une application mobile, également gratuits, sont proposés en complément.

Porté par l’association Handi’Cap crééé pour ce projet en mai 2017, le concept de cette valisette My Extra’Box repose sur la mise à disposition gratuite aux familles concernées, de fiches d’informations abordant les différents types de handicap :

  • Troubles dys
  • Handicap auditif
  • Paralysie cérébrale
  • Handicap mental
  • Autisme / TED
  • Le polyhandicap
  • Le handicap moteur
  • Le handicap visuel

Une fiche administrative sur la Maison départementale des Personnes Handicapées est également proposée sur la nécessité de constituer un dossier, sur les aides et les prestations fournies.

Ces fiches pratiques ont été rédigées par des associations engagées dans le champ du handicap (APF, AEIM, UNAPEI, UNADEV, CAPs).

Une application mobile est également proposée avec un agenda des démarches administratives à renouveler, un carnet de suivi, un système de géolocalisation pour repérer les thérapeutes à contacter et rentrer en contact avec des familles concernées par le handicap.

Des cartes connectées personnalisées seront envoyées aux utilisateurs les informant de toute évolution ou changement concernant le handicap.

2.000 box distribuées

Le projet reçoit l’aval de l’Agence Régionale de la Santé, du CHRU de Nancy, des collectivités et d’autres partenaires institutionnels. 5.000 valisettes sont fabriquées par des travailleurs handicapés en mars 2018. 2.000 ont été distribuées gratuitement aux familles dans la Région Grand Est, en juin 2019.

Logo Google

Google mise gros pour être accessible aux sourds et personnes ayant des troubles d’élocution

Le chercheur sourd de Google, Dimitri Kanevsky, était à Paris pour une démonstration d’Euphonia, un projet de transcription de la parole pour les personnes présentant des troubles de l’élocution.

La plupart des gens tiennent pour acquis que, lorsqu’ils parleront, ils seront entendus et compris. Mais pour les millions de personnes qui souffrent de troubles de la parole causés par des problèmes physiques ou neurologiques, il peut être difficile d’essayer de communiquer avec d’autres personnes et de les frustrer. 

Bien que les technologies de reconnaissance automatique de la parole (ASR, ou parole à texte) aient récemment fait l’objet de nombreux progrès , ces interfaces peuvent être inaccessibles pour les personnes souffrant de troubles de la parole. En outre, les applications qui utilisent la reconnaissance vocale comme entrée pour la synthèse texte-parole(TTS) peut présenter des erreurs de substitution, suppression et insertion de mots.

 Dans l’environnement technologique actuel, l’accès limité aux interfaces de la parole, telles que les assistants numériques qui dépendent de la compréhension directe de la parole, signifie exclure des outils et des expériences de pointe, creusant ainsi le fossé qui sépare ceux avec et sans parole. les déficiences peuvent accéder

Dimitri Kanevsky a le verbe difficile à comprendre. Sourd depuis qu’il a 1 an, ce chercheur officiant chez Google a une élocution instable, hachée, il passe des aigus aux graves en un rien de temps, comme chez de nombreux sourds profonds.

Le HuffPost l’a rencontré lors de sa démonstration du projet Euphonia. Il est venu à Paris, accompagné de trois ingénieurs Google. 

Ensemble, ils ont présenté un traducteur vocal, qui retranscrit les mots de Dimitri sur un écran dans un anglais tout à fait correct.

Le projet Euphonia a démontré que les modèles de reconnaissance de la parole peuvent être considérablement améliorés pour mieux transcrire une variété de paroles atypiques et dysarthriques.

À la recherche de volontaires pour Euphonia

“J’ai enregistré plus de vingt heures de phrases sur plusieurs mois pour rendre cette intelligence artificielle fonctionnelle, peut-on lire sur l’écran lorsque Dimitri Kanevsky nous parle. Maintenant, il faut que d’autres personnes avec d’autres troubles de l’élocution se lancent dans le projet. Nous recherchons des gens souffrant de la maladie de Charcot, ou victimes d’un AVC…”.

Les troubles de l’élocution se retrouvent sous plusieurs formes. Il y a l’aphasie, la dysphonie, l’anarthrie et la dyslalie. Quels qu’ils soient, Dimitri est preneur pour faire avancer le projet et l’adapter au plus grand nombre.

Le plus grand nombre, c’est bien de cela que l’on parle chez Google. L’ingénieur Brian Kelmer parle d’un milliard de personnes dans le monde souffrant d’un handicap déclaré. Il se base sur les chiffres de l’OMS parus en 2015.

Un milliard de personnes handicapées

Un milliard de clients potentiels, ça laisse rêveur. Google l’a compris, c’est le marché à investir. La firme veut donner des codes de lecture sur Internet aux sourds, aux aveugles, et aux autres personnes handicapées, à la manière des magnats de la presse américaine des années 1910 qui ont réussi à faire acheter leurs journaux à des immigrants illettrés, grâce à l’insertion de strips de bande dessinée sans texte.

Pour arriver à cela, Google met le paquet. L’entreprise présente ces derniers jours six nouveautés, dont cinq viennent d’entrer sur le marché. Mais elle ne dit pas combien elle investit, ni combien de personnes travaillent sur ces projets. On n’aura pas même droit à un pourcentage pour savoir à quelle hauteur l’enjeu est considéré.

“Nous sommes nombreux à travailler sur ce secteur”

Brian Kelmer insiste: “Nous sommes nombreux, des ingénieurs qualité, software, chefs de projet, juristes, à travailler sur ce secteur. L’accessibilité est un véritable enjeu chez Google.”

Le fait est que les nouveautés de cet ordre pleuvent depuis quelques mois. On se souvient de Voice Access qui remplace les interactions tactiles par des commandes vocales.

Conclusion

Cela permet aux utilisateurs ayant un discours atypique de parler et d’être compris par d’autres personnes et par les interfaces vocales, avec son approche de conversion vocale de bout en bout plus susceptible de reproduire le discours souhaité par l’utilisateur. 

Nous avons hâte que toutes ces recherches soient mises rapidement sur le marché, afin d’en profiter et cela aidera un grand nombre de personnes dont moi le premier.

Sources : Huffingtonpost et aiGoogleblog

L'Association Française des Aidants propose une formation en ligne gratuite et ouverte à tous!

L’Association Française des Aidants propose une formation en ligne gratuite et ouverte à tous!

La Formation des Aidants en ligne a pour objectifs de se questionner et d’analyser les situations vécues dans la relation au proche malade, en situation de handicap ou de dépendance afin de trouver les réponses adéquates. L’objectif est aussi de mieux connaître et mobiliser les ressources existantes près de chez vous.

En France, selon l’Association française des aidants (AFA), 8,3 millions de personnes accompagnent au quotidien un proche en perte d’autonomie, en situation de maladie ou de handicap. Appelés « aidants », leur rôle est reconnu par l’Etat depuis le 1er janvier 2016, suite à l’entrée en vigueur de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement.

L’aidant peut être un membre de la famille (aidants familiaux) ou une personne proche (ami, voisin…). Il assiste, à titre non professionnel, le proche en situation de maladie ou de handicap, pour que ce dernier vive normalement son quotidien (toilette, déplacements, tâches administratives, etc.). Ces aides s’inscrivent dans la durée.

Cependant, certains aidants témoignent de leurs difficultés vis-à-vis de cette situation qui peut impacter leurs vies personnelles, professionnelles et sociales. L’épuisement physique, la fatigue morale, l’anxiété, l’isolement constituent bien souvent les risques associés au rôle d’aidant.

C’est pourquoi l’AFA a créé une formation en ligne qui propose aux aidants de se questionner sur ce qu’ils vivent dans leur relation avec leur proche afin de trouver des réponses adéquates.

UN MOOC POUR ACCOMPAGNER LES AIDANTS

Vous êtes un proche aidant ? Formez-vous librement, à votre rythme sur votre ordinateur ou votre tablette. La formation en ligne s’articule autour de 6 modules, d’une durée de 30 minutes environ :

  • Module 1 : Quand la maladie, le handicap ou la dépendance s’immisce dans la relation au proche 
  • Module 2 : Être aidant : une posture, des besoins, des attentes et des limites 
  • Module 3 : La relation au quotidien avec son proche 
  • Module 4 : Trouver sa place avec un professionnel 
  • Module 5 : Comment s’y prendre avec son proche pour les gestes de la vie quotidienne ? 
  • Module 6 : Comment concilier sa vie d’aidant avec sa vie personnelle et sociale ?

Pour suivre la formation, rendez-vous sur : http://www.formation.aidants.fr.

Qu’est-ce qu’un MOOC ?

Un MOOC est un cours en ligne ouvert à tous. La plupart des MOOC sont gratuits et vous en trouverez dans tous les domaines.

CONSULTATION HANDICAP sur make.org

CONSULTATION HANDICAP SUR make.org

Il vous reste un mois et demi pour participer à la grande Consultation Handicap soit jusqu’au 30 août, alors ne vous privez pas, pour faire vos propositions et remarques, vous pouvez aussi voter pour les propositions des autres personnes.

(J’ai pris le texte sur le site APF France handicap.)

Comment la société peut-elle garantir une vraie place aux personnes en situation de handicap ? C’est la question posée dans le cadre d’une grande consultation en ligne, où chaque citoyen·ne peut partager ses idées et voter pour les solutions proposées par les autres internautes.

Alors qu’on compte 12 millions de personnes en situation de handicap en France, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui, encore aujourd’hui en 2019, n’accèdent pas aux moyens nécessaires pour pouvoir vivre dignement, être autonome, se loger, se déplacer…

Pour faire changer les choses, vous pouvez agir !

 Comment ? En partageant vos idées pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap sur make.org ou en votant pour les propositions déjà en ligne.

Dans la lignée de notre projet associatif et de nos revendications, nous avons également publié des propositions pour :

  • Apprendre à créer ensemble des solutions techniques pour rendre accessible la cité
  • Apprendre à créer ensemble des outils de sensibilisation au handicap en direction du grand public
  • Apprendre à aménager ensemble des lieux touristiques accessibles à toutes et tous
  • Soutenir ensemble le développement de séjours de vacances adaptées, individuels ou collectifs
  • Introduire le handicap dans la Constitution française en l’ajoutant dans son article 1er qui traite de l’égalité des citoyens
  • Supprimer la prise en compte des ressources du conjoint dans la base de calcul du montant de l’AAH
  • Elargir le périmètre de la prestation de compensation du handicap aux activités domestiques et à l’aide à la parentalité
  • Créer le « risque autonomie » pour toutes et tous, en mobilisant des financements supplémentaires de solidarité nationale
  • Faire respecter les obligations d’accessibilité et appliquer dès maintenant les sanctions pour tous les établissements recevant du public
  • Revenir à 100% de logements accessibles et maintenir une obligation d’ascenseur à R+3 sans dérogation
  • Rendre effectif le droit aux transports sur tout le territoire
  • Mettre en accessibilité l’ensemble des moyens de transports publics et développer une offre complémentaire de transports adaptés
     

En septembre prochain, les résultats de cette grande consultation seront dévoilés et en novembre, associations, entreprises et citoyen·ne·s se réuniront pour transformer les meilleures propositions en plan d’action.

D’autres consultations sur d’autres thématiques tout aussi essentielles et intrinsèquement liées à nos revendications (contre les violences faites aux femmes, pour prendre soin de nos ainé·e·s…) sont également en ligne. N’hésitez pas à aller les voir et à vous engager auprès de centaines de personnes mobilisées !

happenGo facilite les sorties des personnes à mobilité réduite

happenGo facilite les sorties des personnes à mobilité réduite

Né à Toulouse, ‘Happengo’ est un moteur de recherche conçu pour faciliter la mobilité des personnes en situation de handicap visible ou non visible. Ce « Google Maps » référence l’accessibilité des établissements en fonction de l’handicap de l’internaute. Cette innovation est lancée officiellement ce mardi 2 juillet.

HappenGo est un moteur de recherche qui permet de trouver tous les lieux accessibles aux personnes porteuses d’un handicap ou en situation de fragilité. Plus largement, il permet de repérer un professionnel ou une structure de service dans les domaines de la santé, du paramédical, du droit, du transport, une association… La plateforme filtre des résultats en fonction des profils et des besoins, avec le bon niveau de description sur son accessibilité, tout en garantissant une information fiable et intègre un outil de géolocalisation. De plus, il inclut un agenda qui promeut des événements autour d’un établissement, publié par un autre utilisateur. Enfin, il est possible de visiter un lieu en réalité augmentée grâce à des parcours en vidéo 360°.

happenGo est dédié à toutes sortes de handicaps, moteurs, visuels, auditifs, maladies invalidantes, handicaps intellectuel et psychique et répond également aux personnes en situation de mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes…). En résumé, c’est un facilitateur de vie et de projets.

happenGo contribue activement au développement du tourisme car il permet d’attirer de « nouveaux » touristes à travers toute la France. Ils représentent près de 25 millions de personnes (15 millions d’individus concernés par un handicap et 9 millions d’aidants).

Les personnes en recherche d’une meilleure accessibilité et leurs familles peuvent ainsi mieux se projeter pour partir en vacances ou sortir spontanément quand elles savent qu’elles n’auront pas de mauvaises surprises une fois arrivées à destination.

happenGo permet d’aller au-delà d’un simple tourisme adapté, c’est une véritable conception d’un « tourisme pour tous ».

Pour les utilisateurs, le téléchargement de l’application est gratuit.

happenGo a pu être conçu et lancé grâce aux fonds propres de l’un de ses fondateurs mais également grâce aux dons généreux de personnes ayant souhaité se joindre à l’aventure. Ils sont désormais à la recherche de partenaires, mécénats, sponsors pour développer happenGo à la hauteur de leurs ambitions mais surtout aussi pour répondre aux besoins exprimés par les utilisateurs.

HUMAID : LE CROWDFUNDING AU SECOURS DU HANDICAP

HUMAID : LE CROWDFUNDING AU SECOURS DU HANDICAP

Depuis 2015, la plateforme française de financement participatif propose au grand public de soutenir des personnes handicapées.

Alors qu’un de leurs amis était dans le besoin, Pierre Durand et Frédéric Deruet ont lâché leurs situations confortables d’avocat d’affaires et de responsable marketing pour créer la plateforme de crowdfunding Humaid. Les deux associés se sont inspirés de HandUp, un site américain proposant aux internautes d’aider des personnes sans ressources ou sans abri. Humaid a repris le principe en l’adaptant au domaine du handicap.

Comme sur son modèle américain, les projets sont présentés et validés par des associations. Mais, ici, des professions de santé et des mutuelles peuvent donner leur caution pour garantir aux donateurs que leur argent sera bien utilisé. “Chez nous,

Les conditions pour être porteur de projet

Dans un premier temps et de manière évidente, le bénéficiaire des dons doit être porteur d’un handicap au sens défini par la loi  à savoir « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Egalement, il doit avoir cherché des aides ou essayé d’en obtenir auprès des structures compétentes, sans être parvenu à financer (de façon totale ou partielle) son projet.

Les garanties côté donateurs

Pour les généreux donateurs, Humaid assure avoir vérifié la faisabilité du projet en amont. les projets sont présentés et validés par des associations. Mais, ici, des professions de santé et des mutuelles peuvent donner leur caution pour garantir aux donateurs que leur argent sera bien utilisé. “Chez nous,

 Egalement, les fonds sont versés non pas aux associations, mais directement aux prestataires, par exemple à un distributeur de fauteuils électriques.” Et puisque l’histoire est avant tout humaine, des nouvelles du bénéficiaire et des avancées du projet sont régulièrement données aux donateurs.

Plus qu’une simple plateforme de financement, Humaid ouvre ainsi les portes de la solidarité. Un soutien notoire envers de véritables projets de vie.

Toulouse - des fauteuils roulants électriques en libre-service, une première en France

Toulouse – des fauteuils roulants électriques en libre-service, une première en France

Après la voiture, le vélo ou encore la trottinette électrique, Indigo Weel lance un nouveau service à Toulouse, à destination des personnes à mobilité réduite : la location de fauteuils roulants électriques. pour une période test à l’issue de laquelle Indigo, l’entreprise qui a développé les fauteuils, décidera éventuellement d’étendre le service à d’autres villes françaises.

Pour en profiter, il faudra les réserver deux heures à l’avance, c’est la condition sine qua non. Un employé sera ensuite chargé de remettre le fauteuil roulant à son hôte, au sein du parking. Le tarif : 5 euros les quatre heures. C’est le temps maximum autorisé pour son utilisation. Chaque heure supplémentaire sera ensuite facturée 1 euro. Ces fauteuils sont dotés d’une autonomie de 15 km et d’une vitesse maximale de 6,4 km/h. Dans un premier temps, deux parkings de la « ville rose » (Capitole et Victor Hugo) expérimenteront ce service. Le premier propose la gratuité du stationnement d’un véhicule durant toute la durée de la location du fauteuil, en échange d’un dépôt de garantie de 100 euros.

Dès lors, une équipe peut accueillir la personne à mobilité réduite souhaitant disposer du service, afin de lui expliquer son fonctionnement. Le fauteuil s’adresse toutefois aux personnes à mobilité réduite légère, et éventuellement aux femmes enceintes ou aux personnes qui se sont cassé la jambe. Il faut en effet être capable de marcher quelques pas jusqu’au fauteuil.

Un record de fréquentation pour le Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables 2019

Un record de fréquentation pour le Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables 2019

Un bilan très encourageant pour le Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables, rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales, qui s’est déroulé le 28 mai dernier au Palais des Congrès.

Couvrant à la fois la sensibilisation, l’emploi direct et les achats responsables, le Salon du Handicap, Emploi & Achats Responsables permet de transformer l’entreprise afin d’accroître l’employabilité des personnes en situation de handicap et le recours au secteur adapté et protégé.

Avec plus de 4 500 visiteurs professionnels, le Salon du Handicap s’est affirmé comme l’événement le plus riche du handicap en entreprise. Cette quatrième édition a accueilli 150 entreprises adaptées (entreprise d’utilité sociale ayant pour obligation d’employer 80 % de travailleurs handicapés) et Esat (établissement médicaux-sociaux dont le personnel est handicapé), 70 conférences & ateliers, et plus de 100 partenaires & start-up.

Au total, ce salon attire 500 experts, aussi bien des juristes que des chercheurs ou encore des responsables de mission handicap, et 150 exposants, notamment Handicap.fr. Les 15 finalistes du programme « Innovation & start up » dévoileront leur innovation technologique lors d’un concours de pitchs à 17 heures (article en lien ci-dessous). Parmi elles, Aidodys développe des outils numériques pour favoriser l’inclusion sociale des personnes atteintes de déficience visuelle, troubles cognitifs ou dys et Helpicto traduit le langage oral en images, pour celles présentant des troubles de la communication. Plusieurs entreprises présenteront également leurs initiatives dans le lab’ : le marché de noël solidaire de Sodexo, l’escape game de Akka qui permet de libérer la parole autour du handicap invisible… L’objectif : essaimer les bonnes pratiques et insuffler des idées inclusives ! Trois trophées ont été décernés : « Innovation 2019 », « Agefiph – Emploi et formation » et « APF France handicap – Pouvoir d’agir ». Les 3 gagnants sont When your eyes speak, Gyrolift et Bbird.

100 startups avaient postulées, malheureusement nous ne connaîtrons que les 15 finalistes.

Les 15 projets les plus innovants

1- Awabot solutions a mis au point un robot de télé présence mobile, Beam, permettant aux collaborateurs en situation de handicap de continuer à avoir accès à l’entreprise et à sa vie sociale.

2- Le logiciel Emoface s’adresse aux personnes ayant des troubles du spectre autistique, confrontées quotidiennement à des difficultés de compréhension et d’acquisition des compétences sociales. Cette application utilise des personnes 3D expressifs et interactifs pour apprendre les émotions de manière ludique.

3- When your eyes speak (Impact for the people) est une technologie oculaire permettant aux personnes paralysées, et dans l’incapacité de s’exprimer, de pouvoir communiquer. Comment ? Grâce à une paire de lunettes munies de capteurs infrarouges détectant les clignements volontaires, à une interface de communication enrichie de l’intelligence artificielle.

4- Aidodys développe des outils numériques pour favoriser l’inclusion sociale des personnes atteintes de déficience visuelle, troubles cognitifs ou dys.

5- Accueil smile (Hangagés) est un e-learning (formation en ligne) destiné aux collaborateurs des commerces, administrations et établissements publics pour améliorer l’accueil des clients à besoins spécifiques.

6- Boosty + (Gyroboost) permet à un conducteur installé sur son siège de télécommander à son fauteuil électrique, muni de capteurs et de caméras, d’aller de la portière à l’arrière du véhicule puis qu’il monte et se fixe à l’aide d’un électro-aimant sur le porte-chariot.

7- Réalité (Bbird) est une immersion en réalité virtuelle pour vivre, agir, sensibiliser et casser les préjugés sur le handicap.

8- Gyrolift est une technologie novatrice et universelle d’assise robotisée verticalisatrice qui s’adapte à une majorité de gyropodes. L’ensemble est un dispositif électrique de mobilité inclusive pour tout utilisateur, permettant de se déplacer aussi bien assis que debout.

9- Mon copilote (Handivalise) aide les personnes handicapées et âgées à se déplacer grâce à une plateforme de co-trajet solidaire.

10- Helpicto traduit le langage oral en images, pour les personnes présentant des troubles de la communication.

11- Myeye (Orcam) est une mini caméra à clipper sur n’importe quelle monture de lunettes. Dédiée aux personnes malvoyantes ou aveugles, elle est munie d’un mini haut-parleur qui restitue le texte photographié, « instantanément, simplement et discrètement ».

12- L’application Oto (Otonomy) permet au client en difficulté de régler un achat en espèces sans faire d’erreur et à l’hôte de caisse de lui rendre la monnaie exacte.

13- La Bulle elix (Signe de sens) est un outil permettant d’accéder, « à partir de n’importe quelle page web », à la traduction de mots et à leur définition en Langue des signes française (LSF).

14- Smartear permet aux personnes déficientes auditives de « voir les sons » grâce à boitier mobile et indépendant « qui remplace l’oreille ». 

15- Zero Barrier (Soli’vers) favorise l’inclusion et la mobilité professionnelles des personnes handicapées. Elle s’adresse aux structures qui les accueillent et souhaitent les accompagner vers la reconnaissance sociale et pro.

Eeears: un Coton-Tige

Eeears: un Coton-Tige

J’ai découvert un produit à Foire de Paris 2019 pour nettoyer les oreilles sans blessure pour les oreilles des personnes en situation de handicap et les personnes âgées et bien sur toutes autres personnes.

Il est fort probable que vous vous nettoyiez les oreilles avec un coton-tige jetable une ou deux fois.  C’est peut-être une habitude quotidienne.

 En général, nous ne pensons pas à l’impact de nos activités quotidiennes sur l’environnement, mais lorsque les créateurs de Eeears ont constaté que plus de 22 milliards de cotons-tiges étaient produits en un an – et par conséquent utilisés et jetés -, ils décidaient de changer quelque chose.  Cela, combiné aux dangers posés par le nettoyage de vos oreilles avec des tampons, a conduit à la création du premier nettoyant pour oreilles réutilisable.

Une étude américaine publiée en 2017 dans The Journal of pediatrics a montré que chaque année environ 12 500 personnes de moins de 18 ans (260 000 enfants entre 1990 et 2010) sont traités dans les services d’urgence américains pour des blessures aux oreilles liées à des Cotons-Tiges : perforation du tympan, déchirures provoquant des infections, dislocation des os de l’audition ont, entre autres, été recensées. Des maux qui peuvent induire une perte d’audition, des vertiges, des bourdonnements…

En outre, on risque de pousser la cire plus loin dans l’oreille et ainsi d’engendrer un bouchon de cérumen. Il faut laisser faire la nature, plaident les ORL : le très fragile canal de l’oreille s’auto-nettoie. Et, au pire, l’auriculaire est là !

Bientôt finis les Cotons-Tiges en plastique dans les rayons des magasins ! A partir du 1er janvier 2020 (et 2025 en Europe), ces petits ustensiles seront interdits aux particuliers en France conformément à la loi biodiversité adoptée en 2016. Jetés par de trop nombreuses personnes dans la cuvette des toilettes (au lieu d’être mis dans une poubelle) et pas toujours bien filtrés par les stations d’épuration, les bâtons ouatés échouent sur les bords des rivières ou les plages.

Ils paradent dans le top dix des déchets les plus fréquents sur les côtes. Rien qu’en France, on en collecte 1,2 millions de tonnes par an.

Si leur disparition devrait réjouir les personnes soucieuses de l’environnement et les touristes balnéaires, elle satisfera aussi certainement les oto-rhino-laryngologistes (ORL) qui dénoncent unanimement leur usage

Pour ceux qui ne pourraient se passer du plaisir de titiller leurs esgourdes à l’aide d’un ustensile, il existe désormais une alternative écologique (et économique – 9,90 € l’unité) et inoffensive pour les oreilles : Eeears, une petite tige en silicone médical à la tête courte (14 mm) qui empêche d’enfoncer trop loin ce nettoyeur d’oreilles d’un nouveau genre et évite de repousser les saletés au fond de l’orifice.

ce dispositif pour adultes et enfants est souple et sans risque pour le tympan, réutilisable et lavable à l’eau. Il possède une durée de vie de 5 ans.

Si votre réaction initiale au «nettoyant auriculaire réutilisable» est «grossière», nous étions avec vous.  Mais cet outil est en silicone médical et se rince simplement lorsque vous avez terminé.  Plus important encore, Eeears est conçu pour ne pas entrer en contact avec votre tympan.  En dépit de la popularité du nettoyage des oreilles avec un coton-tige, les experts ne le recommandent pas, en particulier parce qu’il pourrait endommager l’oreille.  Les créateurs ont utilisé un logiciel médical 3D pour concevoir les écouteurs et, au lieu de pousser de la cire et de la terre vers le tympan, quelques torsions de pièges Eeears contenant tout ce qui est à l’intérieur et de les retirer en toute sécurité.

J’ai pu tester moi même Eeears, pour ma part, ne pouvant le faire seule, c’est ma mère qui me nettoie les oreilles, mais pour la personne qui effectue ce geste il est difficile de gérer la profondeur auditif au risque de vous blesser. Avec cette solution plus de problème et de crainte de blesser ou ce faire blesser. Cela fait une sensation de chatouillement pour moi. Et je suis plus serein au moment de la toilette. Je vous recommande cette solution qui me satisfait pleinement.